SENEGAL-SOCIETE-TABASKI
Madina Ndiathbé, 17 mai (APS) – Au total 249 721 moutons en provenance de la Mauritanie ont été enregistrés samedi à l’entrée du territoire sénégalais à partir de Madina Ndiathbé, dans le département de Podor (nord), à douze jours de la Tabaski, contre 178 000 à la même période de l’année dernière, a appris l’APS du ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage, Mabouba Diagne.
“Aujourd’hui, nous sommes à moins de douze jours de la fête de la Tabaski et nous avons déjà enregistré 249 721 moutons, contre 178 000 l’année dernière à la même période”, a-t-il déclaré lors d’une visite effectuée à Madina Ndiathbé.
En présence des responsables des associations des éleveurs du Sénégal, d’élus locaux et de l’adjoint au préfet de Podor, Ousmane Sidibé, il a salué cette avancée majeure dans l’approvisionnement du pays en moutons à l’occasion de l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski.
Selon lui, ces chiffres traduisent une forte mobilisation des éleveurs et des acteurs de la filière, malgré les difficultés liées au contexte sécuritaire dans la sous-région, notamment au Mali.
Le ministre a souligné que cette dynamique va se poursuivre avec l’entrée continue de camions transportant des moutons destinés à approvisionner plusieurs localités du pays, dont Dakar, Thiès et d’autres régions de l’intérieur du pays.
Mabouba Diagne a expliqué qu’en raison des contraintes sécuritaires au Mali, une partie importante du bétail transite désormais par la Mauritanie avant d’entrer au Sénégal via Madina Ndiathbé, présenté comme l’un des principaux points de passage des moutons de Tabaski.
Il a salué l’implication des éleveurs, des transporteurs, des autorités administratives ainsi que des forces de défense et de sécurité (FDS), dans l’organisation de l’approvisionnement du marché national.
Le ministre a également annoncé un programme de culture fourragère portant sur 5 000 hectares d’ensilage de maïs destiné à renforcer la disponibilité de l’aliment de bétail et à réduire les coûts supportés par les éleveurs.
Il a, en outre, évoqué un programme de forages pastoraux dans les communes situées le long des corridors de transhumance, afin d’améliorer l’accès à l’eau pour les éleveurs pastoraux.
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