Dakar, 8 juin (APS) – Le directeur exécutif du partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine (PRCM), Ahmed Senhoury, a plaidé jeudi pour la mise en place d’une politique de sensibilisation et d’éducation environnementale des jeunes en vue de leur permettre de prendre conscience de la sensibilité et de l’importance de l’océan.

‘’Il faudra avoir une politique de sensibilisation et d’éducation environnementale destinée aux jeunes et au public de façon générale pour permettre aux gens de connaître la sensibilité et l’importance de l’océan’’, a suggéré M. Senhoury dans un entretien téléphonique accordé à l’APS. Il s’exprimait à l’occasion de la journée mondiale de l’océan (JMO), célébrée le 8 juin de chaque année. ‘’Planète océan : les marées changent’’ est le thème de l’édition 2023 de cette journée.

Il a rappelé que le Sénégal dispose de plusieurs politiques environnementales et d’autres en cours de conception, en raison de ses engagements dans le cadre des conventions internationales.

‘’Certaines politiques existent, d’autres pas du tout”, a-t-il relevé, citant la loi sur le littoral ou encore d’interdiction des sachets plastiques qui sont déjà mis en place dans d’autres pays. Il pense que la mise en place de cet arsenal juridique permettra une préservation de l’océan au Sénégal, tout en s’adaptant au changement climatique.

Il a signalé la mise en place en cours d’une convention sur les océans pour réglementer à 70 pour cent l’exploitation de ses ressources. ”Cette nouvelle convention internationale échappe aujourd’hui aux juridictions nationales”, a-t-il relevé. Il signale qu’il y a dans le monde des océans qui font l’objet d’une exploitation anarchique, mais qui ne sont pas surveillés, alors qu’il existe des réglementations dans ce domaine au niveau international.

Selon lui, ”l’adhésion d’un pays aux conventions internationales et des politiques sectorielles dans ce domaine devraient normalement tenir compte de la problématique de l’océan, de la politique nationale des pêches du pays mais également de  la politique de lutte contre le changement climatique, etc”.

‘’Toutes ces politiques internationales permettent de faire face aux problèmes auxquels font face les océans. Dans le cadre de ces dernières, il faudra envisager des plans d’aménagement nationaux du littoral (…) ‘’, a-t-il encore soutenu. Il invite les pays à mettre en place des politiques nationales de gestion de la biodiversité, et surtout, à favoriser des solutions naturelles pour avoir un impact négatif.

AMN/AB/ASG

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