Plaidoyer en faveur d’un développement de mécanismes endogènes de financement de la santé
Plaidoyer en faveur d’un développement de mécanismes endogènes de financement de la santé

SENEGAL-SANTE-FINANCES

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Dakar, 12 mai (APS) – Le docteur Cheikhou Sakho, un responsable à la Direction générale de la santé (DGS) a souligné, mardi à Dakar, la nécessité de développer des mécanismes endogènes de financement permettant de soutenir durablement les politiques sanitaires.

‘’Il devient aujourd’hui indispensable de développer des mécanismes internes capables de soutenir durablement les politiques sanitaires en termes notamment de lutte contre le paludisme, la tuberculose, le Vih et la promotion de la santé de la mère à l’enfant’’, a-t-il déclaré.

Intervenant à un atelier de plaidoyer auprès de parlementaires, élus locaux, représentants du secteur privé et acteurs de la société civile sur la mobilisation de ressources endogènes, Cheikhou Sakho a insisté sur le fait que la quasi-totalité des activités et programmes fonctionnait suivant un financement provenant de l’étranger.

Il a salué la tenue de cette rencontre qui permet d’engager une réflexion collective sur les voies et moyens d’accroître les ressources nationales destinées au secteur de la santé.

Le docteur Sakho n’a pas non plus manqué de saluer le leadership de la société civile dans la mise en œuvre d’une telle initiative ayant enregistré une forte participation de parlementaires et d’élus territoriaux.

Il a ainsi insisté sur l’importance de promouvoir une approche multisectorielle dans la recherche de moyens, étant d’avis que la santé ne devait pas seulement relever uniquement du ministère de tutelle.

“Chaque département ministériel doit s’interroger ce qu’il doit pouvoir faire pour améliorer la santé des populations”, a-t-il indiqué, évoquant notamment les questions liées aux infrastructures routières, à l’alimentation ou encore à la sécurité.

“Le vide créé (par l’arrêt de certains financements externes) doit être résorbé grâce à la mobilisation des ressources domestiques. Il est nécessaire de préserver les acquis obtenus avec l’appui des partenaires techniques et financiers’’, a de son côté, préconisé Aïssatou Mbaye Ndiaye, responsable du Comité de suivi, de veille et d’alerte (CSVA).

Elle a invité les députés à porter davantage les questions liées au financement de la santé à l’Assemblée nationale et à soutenir des réformes permettant de renforcer les budgets alloués au secteur.

Plaidoyer en faveur d’un développement de mécanismes endogènes de financement de la santé

Mme Ndiaye a également plaidé pour une meilleure implication des collectivités territoriales et du secteur privé, tout en suggérant une révision de la nomenclature budgétaire afin de réserver des parts spécifiques aux dépenses de santé au niveau local.

“Il faudrait légiférer pour faciliter le financement de la santé par les collectivités territoriales”, a-t-elle dit, assurant qu’une telle mesure permettrait aux maires d’intégrer plus facilement les priorités sanitaires dans leurs budgets.

NSS/AKS