SENEGAL-SOCIETE
Dakar, 12 mai (APS) – Les parties prenantes du Projet de renforcement institutionnel pour l’équité et l’égalité de genre au Sénégal (PRIEEG) ont plaidé, mardi, pour la pérennisation des acquis enregistrés depuis 2022, citant notamment l’intégration du genre dans les politiques publiques et au sein de l’administration sénégalaise.
“Les différentes activités que le PRIEEG a déroulées depuis juillet 2022 ont été menées au profit de la fonction publique sénégalaise et des agents publics, afin d’améliorer la performance de l’administration sénégalaise”, a déclaré Ibrahima Dieng, le directeur général de la Fonction publique.
S’exprimant à l’ouverture d’un atelier de capitalisation qui prend fin mercredi, à Dakar, il a salué les résultats obtenus grâce au partenariat entre les administrations publiques sénégalaises et le projet financé par la coopération canadienne.
Cette collaboration a permis de développer des compétences des agents de l’administration sénégalaise dans les domaines de la gouvernance inclusive, du leadership, de la communication et de l’inclusion, entre autres.
“Ces deux journées doivent être mises à profit pour réfléchir à fond sur cette question de pérennisation”, a insisté le directeur de la Fonction publique.
Le directeur général du Bureau Organisation et Méthodes (BOM), Amadou Lamine Sy, a, de son côté, soutenu que l’atelier marque “une étape importante dans le cycle de vie du projet”.

“Son objectif principal est de documenter, analyser et valoriser les résultats, les effets et les impacts déjà mesurables des interventions du PRIEEG”, a-t-il indiqué.
Selon lui, le partenariat entre le BOM et le PRIEEG a permis de réaliser plusieurs activités qui ont eu des “impacts significatifs” dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques au Sénégal.
Il a notamment cité la formation de conseillers en organisation sur l’intégration du genre dans la chaîne de Planification, programmation, budgétisation, suivi et évaluation (PPBSE), ainsi que la révision du guide de suivi-évaluation des programmes publics.
“Ces actions constituent des avancées majeures dans le renforcement de la culture des résultats et dans l’amélioration de la performance de l’action publique”, a-t-il soutenu.
Natalie Rinfret, professeure de l’École nationale d’administration publique du Canada (ENAP), maître d’œuvre du PRIEGG, a rappelé que le programme a permis de développer un profil de compétences en gouvernance inclusive, articulé autour de douze compétences clés.
Ces compétences, a-t-elle dit, sont réparties en trois dimensions : la posture du manager, les relations et les actions à poser dans une logique de gouvernance inclusive.
“Nous avons formé des formateurs, des mentors et une cohorte de 25 managers en gouvernance inclusive qui nous ont présenté des projets d’innovation publique”, a-t-elle indiqué.
“Le PRIEEG est un projet complexe avec trois composantes, notamment le renforcement des capacités, l’intégration du genre dans la chaîne PPBSE et la promotion de pratiques de gouvernance inclusive”, a expliqué la directrice terrain du PRIEEG, Oulèye Coumba Ba.
Selon elle, l’objectif de l’atelier est de voir “comment pérenniser les acquis identifiés afin qu’ils soient durables”, au moment où le projet arrive à une phase charnière de son cycle de vie.
Mis en œuvre depuis 2022, le PRIEEG accompagne les institutions publiques sénégalaises dans l’intégration de l’équité et de l’égalité de genre dans les politiques publiques et au sein de l’administration.
MYK/HB/HK/ABB/MTN

