SENEGAL- TERRITOIRES-ECONOMIE
Ziguinchor, 21 juil (APS)- Quelque 433 milles personnes sont impactées par Projet de développement économique de la Casamance (PDEC), grâce notamment à la réalisation de centaines d’infrastructures, à la création de milliers d’emplois et au renforcement des capacités des collectivités territoriales, a-t-on appris, mardi du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana.
“Le Projet de développement économique de la Casamance a déjà permis à plus de 433.000 Sénégalaises et Sénégalais de bénéficier directement de ses investissements, avec 324 infrastructures communautaires réalisées ou réhabilitées’’, a expliqué le ministre à l’ouverture d’une mission consacrée à la supervision du PDEC.
Moussa Balla Fofana a aussi salué l’aménagement de 131 kilomètres de pistes rurales, près de 3.300 hectares de vallées agricoles en cours d’aménagement, plus de 3.200 emplois créés et près de 5.000 personnes formées” dans le cadre de ce projet qu’il présente comme ” un véritable laboratoire national de la territorialisation des politiques publiques “.
Ce projet, selon lui, traduit le fait qu’il est possible de “construire la paix par le développement ” en renforçant les capacités des collectivités territoriales, en finançant leurs priorités d’investissement et en associant les populations aux processus décisionnels.

Le ministre s’est aussi félicité du rôle majeur de ce projet ‘’dans la consolidation de la paix en Casamance’’, en faisant allusion à l’accompagnement de 203 villages concernés par les retours de populations et plus de 6.700 ménages dans leur processus de réinstallation.
Il en est de même que la réhabilitation des écoles, postes de santé, pistes rurales, vallées agricoles et autres infrastructures qui contribue à renforcer les liens entre les populations, les collectivités territoriales et l’État, a encore fait valoir M. Fofana.
Un financement additionnel de 48,76 milliards de francs CFA pour élargir les interventions vers le pôle Sud-Est
Il s’est aussi attardé sur la nouvelle orientation du gouvernement allant dans le sens de ‘’construire avec les territoires plutôt que d’y investir uniquement.
Cette ambition devrait aider à faire des collectivités territoriales des ‘’partenaires à part entière de l’État dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques’’.
Évoquant la nouvelle phase du projet, il a indiqué que le financement additionnel de 48,76 milliards de francs CFA (environ de 85 millions de dollars) devrait permettre d’élargir les interventions vers le pôle Sud-Est, notamment la région de Kédougou, en portant le réseau de pistes rurales à près de 300 kilomètres.
Ce qui permettra de renforcer les chaînes de valeur agricoles, la transformation locale, les investissements privés et la création d’emplois, a-t-il martelé.
Intervenant au nom de la Banque mondiale, partenaire du projet, Safiatou Djamil Guéye, a salué l’engagement des autorités sénégalaises en faveur du développement de la Casamance à travers l’implication du gouvernement dans la préparation du financement additionnel, la mise en place d’un comité technique de suivi et les concertations régulières avec les équipes du projet.

La représentante de la Banque mondiale a rappelé que, depuis son lancement en 2022, le Projet de développement économique de la Casamance (PDEC) a enregistré des ‘’résultats concrets’’ dans les domaines de la mobilité, des infrastructures, du renforcement des capacités institutionnelles et de la cohésion sociale.
Elle a souligné que l’approbation du financement additionnel par le Conseil d’administration de la Banque mondiale traduit la “confiance de l’institution dans les réformes engagées par le Sénégal et dans la qualité du partenariat établi pour accélérer le développement durable de la Casamance”.
MNF/SMD

