La dégradation de la note souveraine du Sénégal, sujet le plus en exergue
La dégradation de la note souveraine du Sénégal, sujet le plus en exergue

SENEGAL-PRESSE-REVUE

Dakar, 31 août (APS) – La décision de l’agence Moody’s d’abaisser à nouveau la note souveraine du Sénégal compte parmi les sujets les plus en vue dans la livraison de lundi de la presse quotidienne.

“Sans accord avec le FMI, la note du Sénégal chute encore”, affiche le quotidien Tribune par exemple à sa une. Moody’s motive sa décision par “une pression constante sur le refinancement” du Sénégal et l’absence prolongée d’un programme avec le Sénégal, écrit la même publication.

“Moody’s abaisse la note souveraine du Sénégal de Caa1 à Caa2”, rapporte le quotidien L’As, selon lequel la décision de cette agence de notation intervient à moins de 24 heures de la fin des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), dont une équipe séjourne actuellement au Sénégal.

Le quotidien Les Echos, de son côté, pointe “les tensions entre l’exécutif et le législatif”, comme un  des facteurs ayant conduit à la dégradation de la note souveraine du Sénégal, une décision qui plonge le pays “dans les abysses économiques”, selon le journal.

“Cette nouvelle dégradation arrive dans un contexte de tension budgétaire persistante, mais aussi au moment où notre pays tente de regagner la confiance des investisseurs avec le séjour d’une équipe du FMI à Dakar”, relève le quotidien Les Echos.

Le journal Le Quotidien, friand de jeu de mots, affiche à ce sujet “Un pays toujours Moody’s”. Il affirme que la nouvelle dégradation de la note souveraine du Sénégal fait que le pays se retrouve ainsi “coincé au quatrième sous-sol”.

“Une situation qui tombe au cours de la visite du FMI à Dakar, alors que l’agence Standard § Poor’s se tient en embuscade, et que le coût de la vie ne baisse pas”, note Le Quotidien, précisant qu’en un an, la note du Sénégal est passée  de B1 à Caa2, “avec une perspective négative”.

Le Sénégal, d’une manière générale, est pris “dans un tourbillon”, estime Walfquotidien, évoquant le renvoi de la Déclaration de politique générale du Premier ministre et le “report des locales”, en plus de la dégradation de la note souveraine du pays.

“Rien ou presque ne va dans le pays. La situation socio-économique est marquée par une quatrième dégradation de la note souveraine du pays et un front social en ébullition. Au plan politique, la Déclaration de politique générale et les élections locales sont reportées aux calendes grecques”, écrit Walfquotidien.

Dans le même temps, le Sénégal a réussi à mobiliser, le 28 août dernier, “une enveloppe de 77 milliards de francs CFA sur le marché des titres publics”, malgré un “contexte tendu” et un “marché en resserrement”, signale le quotidien Le Soleil, précisant que le pays a ainsi “mobilisé, au total, 2.075 milliards de francs CFA sur ce marché depuis début 2026”.

Concernant la Déclaration de politique générale, Sud Quotidien cite le député Amadou Ba du parti Pastef-Les patriotes, selon lequel la date de la DPG “ne saurait être retenue sans que les procédures prévues par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’aient été préalablement respectées”.

Le juriste-consultant El Amath Thiam, également interrogé par Sud Quotidien sur le même sujet, retient de son côté que “le droit ferme la porte à une motion de censure express”, à l’occasion de cette Déclaration de politique générale.

“Pour cause, argumente Sud Quotidien en citant le juriste-consultant, entre le dépôt de la motion de censure, son inscription à l’ordre du jour et son vote, le délai constitutionnel est de deux jours francs”.

BK