SENEGAL-COLLECTIVITES-GOUVERNANCE
Dakar, 22 août (APS) – Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Bala Fofona, a expliqué, vendredi, aux représentants des collectivités territoriales du Pôle Nord, les principes de l’Acte IV de la décentralisation qui se veut ”un pacte de confiance, de responsabilité et de solidarité entre l’État et les territoires”.
”L’Acte IV de la décentralisation est bien plus qu’un texte. C’est un pacte de confiance, de responsabilité et de solidarité entre l’État et les territoires. C’est la promesse d’un Sénégal où la puissance publique ne décide plus pour les populations, mais avec elles, en s’appuyant sur leur savoir, leur courage et leur formidable capacité d’innovation”, a-t-il déclaré.
Moussa Bala Fofona présidait la huitième journée nationale de concertation sur l’Acte IV de la décentralisation, en présence d’autorités administratives et territoriales, d’élus locaux, de représentants des collectivités du Pôle Nord, de partenaires techniques et financiers, et des représentants de l’administration territoriale.
Cette rencontre a été consacrée à deux thématiques principales que sont ’’l’évolution des risques d’inondation fluviale à Podor et les mesures de prévention”, et ”la gestion des services et équipements liés aux compétences transférées”.
Le ministre a souligné que cette journée marque ‘’une étape cruciale ’’ dans la construction d’une gouvernance locale plus efficace, inclusive et résiliente, mettant l’accent sur l’autonomisation des collectivités, leur performance et leur proximité avec les citoyens.

”L’Acte IV n’est pas une réforme imposée d’en haut, elle sera co-construite et enracinée dans les réalités des territoires”, a-t-il insisté, saluant l’engagement des autorités et acteurs du Pôle Nord (Dagana, Podor, Matam).
”Face aux défis immenses de notre temps, une simple réforme ne suffit plus, il nous faut une transformation profonde qui place chaque territoire et chaque citoyen au cœur de l’action publique”, a ajouté M. Fofona.
Selon lui, les concertations organisées depuis le lancement de l’Acte IV ont permis de recueillir les aspirations des élus locaux, de la société civile et des partenaires, afin de bâtir une réforme participative et adaptée aux réalités du terrain.
Le ministre a reconnu les avancées enregistrées dans la gestion des compétences transférées, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’hydraulique, tout en pointant les difficultés liées au manque de ressources financières et humaines, à l’entretien des infrastructures et à l’harmonisation des pratiques.
Moussa Bala Fofona a identifié trois enjeux majeurs pour la réussite de la réforme : l’harmonisation des moyens et des pratiques, la digitalisation des services publics locaux et la concertation permanente entre l’État et les collectivités.
Concernant les risques d’inondation à Podor, il a rappelé que la proximité du fleuve Sénégal constitue à la fois ”une source de vie et de prospérité”, mais aussi une menace récurrente aggravée par les changements climatiques.
”La prévention doit s’appuyer sur une approche intégrée mêlant expertise locale, solutions techniques et engagement collectif”, a-t-il insisté.
Le ministre a invité les élus et acteurs locaux à faire preuve ‘’d’audace, de rigueur et de créativité ’’ pour faire de l’Acte IV une réforme ”co-construite, pragmatique et résolument tournée vers l’avenir” en vue de renforcer l’autonomie et la performance des collectivités territoriales.

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