SENEGAL-FORMATION-EMPLOYABILITE
Saint-Louis, 25 juil (APS)- L’Université Gaston Berger (UGB) devrait s’engager davantage dans le développement des filières d’avenir accessibles aux étudiants, afin de faciliter leur insertion sur le marché du travail, a déclaré, samedi, le directeur de cabinet du président de la République, Mary Teuw Niane.
L’UGB “devrait s’engager davantage dans des filières d’avenir à la portée des étudiantes et étudiants des filières littéraires”, a-t-il dit à l’occasion de la première édition de la Journée de graduation de l’UGB, organisée au titre de l’année universitaire 2024-2025.
Le défi des temps modernes “est de bien former”, a-t-il ajouté, en référence au thème de cette journée de graduation, “L’enseignement supérieur face au défi de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés”.
Selon Mary Teuw Niane, les étudiants issus des filières littéraires sont tout à fait capables de réussir dans des formations souvent réservés, à tort, aux scientifiques.
Il a notamment cité l’exemple de l’agronomie, filière dans laquelle l’on “n’a pas besoin de beaucoup de mathématiques, car Matlab, Scilab et d’autres applications sont là pour régler les problèmes”.
Il a toutefois regretté que si l’on confie un cours de mathématiques à un professeur de mathématiques en agronomie, “il élimine les littéraires”.
“Former, c’est bien, mais bien former, c’est encore mieux, car le diplôme ne vaut pleinement que s’il est adossé à quelque chose que l’on n’a pas l’habitude de faire”, a ajouté le directeur de cabinet du chef de l’État.
“Il faut nous résoudre à développer les soft skills ainsi que des compétences en parfaite adéquation avec les besoins et les potentialités du marché du travail”, ajoutant: “Cela passera inévitablement par un meilleur arrimage des curricula de formation à l’insertion professionnelle”.
Mary Teuw Niane a déploré que chaque année, “des milliers de jeunes brillants” sortent diplômés et arrivent sur le marché du travail “porteurs de compétences”, tout en relevant un décalage entre les formations et les attentes du marché.
Selon lui, cette situation s’explique par “trop de formation théorique, pas assez de stages, trop de filières classiques, pas assez de métiers d’avenir”.
Parmi les secteurs porteurs qu’il recommande de développer, figurent notamment l’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, les biotechnologies, la mécatronique, la robotique, l’agrobusiness, les technologies embarquées, la transition énergétique et l’économie numérique.
L’ancien recteur de l’UGB a souligné que ce chantier occupe une place importante dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050.
Il estime que la jeunesse du Sénégal doit être considérée comme “un avantage et non un fardeau”.
Il a enfin salué les innovations mises en œuvre par l’UGB, notamment la création d’un incubateur destiné à promouvoir l’employabilité des jeunes diplômés.
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