SENEGAL-INFRASTRUCTURES
Louga, 11 juil. (APS) – Une nouvelle route reliant Keur Ndiaye Sam à la commune de Kelle Guèye est en voie d’achèvement grâce à un financement sur fonds propres d’un opérateur économique local, contribuant ainsi au désenclavement de cette localité de la région de Louga (nord-ouest), a constaté l’APS.
“Financé par le promoteur Aliou Lo, cet ouvrage, estimé à près de 300 millions de francs CFA, hors salaires, est achevé à 95 % et devrait être mis en service dans les prochaines semaines”, a déclaré, samedi, le directeur des opérations de Keur Ndiaye Sam, Cheikh Abdou Khadre Djité, à l’issue d’une visite du chantier effectuée par M. Aliou Lo, l’opérateur economique en question.
Selon lui, cette infrastructure constitue la deuxième phase d’un vaste programme de désenclavement engagé par ce promoteur privé.
Après la route reliant Bandègne à Keur Ndiaye Sam, destinée à connecter la zone de Mbawor et les Niayes, ce nouvel axe vient renforcer le réseau routier de cette partie du département de Louga.
“Cette route était auparavant une piste latéritique réalisée par l’État, qui avait promis son bitumage. Face aux retards, le promoteur Aliou Lo a décidé de financer lui-même les travaux”, a expliqué M. Djité.
D’un coût estimé à près de 300 millions de francs CFA, le chantier est aujourd’hui achevé à 95 %. Sa mise en circulation est attendue dans les prochaines semaines.
Pour le responsable des opération du projet, cette route permettra de faire de Keur Ndiaye Sam un véritable carrefour économique.

“Situé à environ sept kilomètres de Mbawor, à 7,5 kilomètres de Louga par Potou et à proximité de la commune de Kelle Guèye, le village bénéficie d’une position géographique stratégique”, a-t-il ajouté.
LE projet s’inscrit dans un programme d’investissements beaucoup plus vaste, évalué entre 7 et 8 milliards de francs CFA, entièrement financé sur fonds propres par Aliou Lo, selon M. Djité.
“Ces investissements concernent notamment une zone industrielle abritant une unité de fabrication de briques, une usine de production de détergents et d’eau de Javel, une unité de transformation céréalière destinée aux femmes, une boulangerie, une radio communautaire, un poste de santé, une école franco-arabe, un institut islamique en cours d’achèvement pouvant accueillir plus de 600 pensionnaires, ainsi qu’un stade de 8 200 places”, a-t-il détaillé.
Selon Cheikh Abdou Khadre Djité, ces infrastructures nécessitent des voies d’accès modernes afin de favoriser leur exploitation et de renforcer l’attractivité économique de la localité.
DS/BK
