SENEGAL-GENRE
Dakar, 9 juil (APS) – Seize ministères sur un total de 25, soit 64%, disposent désormais d’un Plan d’institutionnalisation du genre (PIG), un des résultats de la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (SNEEG 2), a appris l’APS.
”Sur les 25 ministères que nous avons aujourd’hui, déjà 16 ont leur plan de nationalisation du genre, c’est un progrès notoire’’, s’est réjouie Astou Diouf Gueye, directrice de l’Equité et de l’Egalité de genre, au ministère de la Famille et des Solidarités.
Elle s’exprimait mercredi à Dakar, en marge d’un atelier de partage et de dissémination du système national de suivi-évaluation de la SNEEG (2016-2026), un cadre de référence essentiel pour assurer l’intégration du genre dans les actions gouvernementales.
Entre 2021 et 2022, une évaluation à mi-parcours de la SNEEG a été conduite afin d’apprécier les projets réalisés et d’identifier les contraintes et de formuler des recommandations en vue de renforcer l’efficacité de la mise en œuvre pour la seconde phase.
Selon Mme Gueye, l’objectif majeur de la SNEEG, c’est l’institutionnalisation du genre à tous les niveaux des institutions, du niveau central au niveau local.
”Nous pouvons dire que nous avons fait une grande avancée, et avons obtenu des progrès dans plusieurs secteurs, c’est ce qu’a révélé l’évaluation à mi-parcours de la SNEEG, qui a été bouclée définitivement début 2023’’, a ajouté la directrice en présence du conseiller technique du ministère, Omar Samb.
Elle a cité de nombreux progrès dans des secteurs comme l’agriculture, la pêche mais aussi l’environnement. ‘’Le secteur de l’énergie, un secteur très masculinisé, dispose d’un plan genre et énergie qui a permis de faciliter l’accès des femmes dans ces secteurs-là, avec des stages accordés exclusivement aux femmes’’, a-t-elle précisé.
Pour ce qui est des audits genre, toujours selon la DEEG, qui permettent de tester le niveau de sensibilité genre des secteurs, 18 ministères sur les 25 ministères ont déjà réalisé des audits.
Il s’agira, selon Astou Diouf Gueye, de continuer à renforcer les capacités des acteurs de l’administration publique pour leur permettre de mener des analyses en intégration du genre, mais aussi de suivre systématiquement l’intégration du genre dans les politiques publiques.

Le conseiller technique Omar Samb a toutefois rappelé qu’un bon système de suivi-évaluation n’est pas une fin en soi. ‘’Il doit être utile, utilisé et intégré dans les pratiques quotidiennes des ministères, des institutions et des acteurs’’.
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