L’ignorance, la maladie et la pauvreté, les “trois seuls ennemis” du Sénégal, selon Mouhamadou Makhtar Cissé
L’ignorance, la maladie et la pauvreté, les “trois seuls ennemis” du Sénégal, selon Mouhamadou Makhtar Cissé

SENEGAL-SOCIETE-APPEL

Thiénaba, 27 août (APS) – Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé a appelé les forces vives de la nation à se focaliser sur ce qu’il considère comme les “trois seuls ennemis” du Sénégal, à savoir la l’ignorance, la maladie et la pauvreté.

“Si nous devons trouver des ennemis au Sénégal, ils sont au nombre de trois”, a dit Mouhamadou Makhar Cissé, qui conduisait mercredi la délégation gouvernementale à la cérémonie officielle de la 147-ème édition du Gamou de Thiénéba, commémorant la naissance du Prophète Mouhamed (PSL).

“Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, m’a demandé de vous dire, à vous Serigne Thiénaba, à vos homologues, aux disciples, à tous les Sénégalais et au monde entier que le Sénégal a trois ennemis : le premier est l’ignorance, le deuxième est la maladie et le troisième la pauvreté. Il n’y en a pas, d’autre”, a dit le ministre, en présence du khalife général de Thiénaba, Serigne Assane Seck.

L'ignorance, la maladie et la pauvreté, les "trois seuls ennemis" du Sénégal, selon Mouhamadou Makhtar Cissé

“Si nous nous focalisons sur ces trois ennemis et leurs consacrons tous nos efforts, accompagnés en cela par vos prières, le pays s’en portera mieux”, a-t-il assuré.

“La maladie est inéluctable, mais nous pouvons faire en sorte que quand une personne tombe malade, elle puisse se soigner”, a souligné le ministre de l’Intérieur.

Quant à l’égarement, il considère qu’elle peut être éradiquée, sur la base des enseignements des anciens, avec l’appui des guides religieux contemporains.

La richesse, en ce qui la concerne, s’obtient par le travail, sans gaspillage, a-t-il poursuivi.

“Quand l’être humain a un esprit éclairé, un état de santé rassurant et des ressources pour subvenir à ses besoins, a-t-il dit, c’est le début de la citoyenneté responsable, de la tranquillité d’esprit et de la construction d’un pays”.

Si le Sénégal prenait comme devise la synthèse des enseignements du Prophète (PSL), à savoir souhaiter à autrui ce que l’on souhaite à soi-même, le pays irait de l’avant, a dit Mouhamadou Makhtar Cissé.

Il a demandé au religieux de “prier Dieu  pour qu’Il débarrasse nos cœurs de la jalousie, de la colère facile, de l’égoïsme, de l’ostentation, et que nous mettions le pays au-dessus de tout”. “Le Sénégal est un et invisible, nous partageons beaucoup de choses, la haine n’y a pas sa place”, a-t-il martelé.

Selon lui, c’est à cette condition que le pays peut avoir les citoyens et les dirigeants dont il a besoin pour se construire.

L'ignorance, la maladie et la pauvreté, les "trois seuls ennemis" du Sénégal, selon Mouhamadou Makhtar Cissé

“Le pays a une seule préoccupation : la paix”, a pour sa part lancé Serigne Assane Seck.

Il a toutefois affirmé que les facteurs de déstabilisation sont plus susceptibles de provenir de la classe politique que des foyers religieux.

“La destruction ne proviendra jamais des foyers religieux.  S’il devrait y avoir une situation de nature à détruire le pays – et nous le souhaitons pas, – elle proviendrait des politiciens”, a affirmé le marabout.

Il a appelé les acteurs politiques à la retenue, précisant toutefois que les guides religieux ne sauraient rester indifférents à toute situation de nature à fragiliser le pays.

“Si nous n’arrivons pas à vous [les acteurs politiques] réconcilier, nous nous tournerons vers notre Seigneur, pour l’implorer jusqu’à ce qu’Il nous aide à redresser le pays”, a-t-il dit.

Serigne Thiénaba a préconisé un encadrement de la jeunesse pour la préparer à reprendre le flambeau de la gestion du pays et de la religion, mettant en garde contre toute colère destructrice pouvant déboucher sur la perte de vies humaines. “Ce n’est pas une solution”, a-t-il insisté.

BT/ADI/BK/SMD