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Dakar, 4 août (APS) – La cybercriminalité est passée d’incidents isolés à un écosystème industrialisé et sans frontières en Afrique avec l’avènement de l’intelligence artificielle désormais liée à 55 % des cybercrimes signalés, a révélé Interpol dans un rapport d’évaluation des cybermenaces africaines.
‘’L’intelligence artificielle permet 55 % des cybercrimes signalés en Afrique, rendant les attaques plus rapides, plus évolutives et de plus en plus difficiles à détecter pour les victimes et les plateformes’’, indique le document rendu public lundi.
Interpol, Organisation internationale de la police criminelle, indique dans son rapport que la cybercriminalité est passée d’incidents isolés à un écosystème industrialisé et sans frontières avec l’avènement de l’intelligence artificielle, disant s’appuyer sur les données d’enquêtes provenant de 26 pays africains .
Elle relève qu’en dépit de l’extension de la transformation numérique de l’Afrique avec 1,1 milliard d’abonnés mobiles enregistrés en 2025, la législation sur la cybercriminalité est fragmentée et la préparation à l’IA dans les agences de maintien de l’ordre reste faible.
Interpol fait en même temps savoir que l’Afrique de l’Est est devenue un centre de fraude à l’argent mobile et de ‘’ransomwares’’ (système de blocage d’accès aux fichiers ou systèmes informatiques et d’exigence de paiement d’une rançon pour rétablir l’accès) ciblant les entreprises.
‘’Les arnaques de compromission par courriel et de romance pour entreprises, ciblant à la fois des victimes d’entreprises et individuelles, étaient très fréquentes en Afrique centrale et ouest’’, note le rapport d’évaluation.
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