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Kaolack, 23 août (APS) –L’historien Mbaye Thiam a rappelé, dimanche, à Kaolack (centre), l’ouverture d’esprit par laquelle El Hadji Ibrahima Niasse, dit Baye Niasse (1900-1975), soutenait l’enseignement du français et venait en aide à des écoles publiques de la région, dont le lycée Valdiodio-Ndiaye (ex-lycée Gaston Berger).
Dans un entretien accordé à l’APS, M. Thiam a évoqué la création, par les soins de Baye Niasse, de l’institut islamique El Hadji-Abdoulaye-Niasse, un établissement d’enseignement du Coran et du français.
D’après l’historien et ancien directeur de l’École des bibliothécaires, documentalistes et archivistes de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, cette école s’est progressivement rapprochée, par son programme d’enseignement, de l’université Al-Azhar, l’une des plus prestigieuses institutions de l’islam, qui se trouve au Caire.
Le personnel de l’institut islamique El Hadji-Abdoulaye-Niasse s’inspirait de l’enseignement dispensé par cette université égyptienne, selon Mbaye Thiam.
Il a rappelé avec insistance l’ouverture d’esprit dont faisait preuve Baye Niass envers l’enseignement public et son implication dans la création et la promotion d’écoles où était enseigné le français, aux côtés de l’arabe, à Médina Baye, un quartier de la ville de Kaolack, et à Taïba Niassène, son village natal.
D’après M. Thiam, la langue française était enseignée dans une école ouverte par le guide religieux en 1962 dans son village situé dans la région de Kaolack.
Baye Niasse mettait aussi des terrains lui appartenant à la disposition de l’État en vue de l’implantation d’écoles publiques dans la région de Kaolack, a-t-il dit, ajoutant : ‘’C’est le cas du lycée Valdiodio-Ndiaye de Kaolack.’’
D’après Mbaye Thiam, El Hadji Ibrahima Niass, tout promoteur de l’enseignement coranique qu’il était, participait aussi aux cérémonies de distribution des prix aux meilleurs élèves de l’enseignement public.
Il récompensait les meilleurs élèves, selon M. Thiam, un ancien professeur du lycée Valdiodio-Ndiaye, qui a évoqué aussi l’intérêt que suscitaient les progrès scientifiques et technologiques pour le célèbre érudit.
Lorsque l’astronaute américain Neil Armstrong a réussi l’exploit de marché sur la Lune en 1969, Baye Niass a encouragé le monde musulman à investir davantage dans les sciences et la technologie, a poursuivi Mbaye Thiam, ajoutant qu’El Hadji Ibrahima Niasse a consacré un livre à cette prouesse scientifique.
CTS/ESF/MTN
