L’Espagne et cinq pays latino-américains rejettent “toute tentative de contrôle” du Venezuela
L’Espagne et cinq pays latino-américains rejettent “toute tentative de contrôle” du Venezuela

SENEGAL-MONDE-POLITIQUE-REACTION

Dakar, 5 jan (APS) – L’Espagne et plusieurs pays de l’Amérique latine ont exprimé, dans un communiqué, leur inquiétude concernant “toute tentative de contrôle gouvernemental, d’administration ou d’appropriation extérieure des ressources naturelles ou stratégiques” du Venezuela, après la capture de son président et de son épouse et leur exfiltration par les forces armées américaines, le 3 janvier.

“Nous exprimons notre inquiétude face à toute tentative de contrôle gouvernemental, d’administration ou d’appropriation extérieure des ressources naturelles ou stratégiques, qui serait incompatible avec le droit international et menacerait la stabilité politique, économique et sociale de la région”, peut-on lire dans ce communiqué conjoint publié par le ministère colombien des Affaires étrangères.

En plus de l’Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et l’Uruguay sont les pays signataires de ce communiqué rendu public après l’enlèvement du président vénézuélien et de son épouse lors d’une opération militaire américaine conduite dans la nuit de vendredi à samedi

Nicolás Maduro et Cilia Flores sont poursuivis pour “narcoterrorisme”.

“Nous exprimons notre profonde préoccupation et rejetons fermement les actions militaires menées unilatéralement sur le territoire vénézuélien. Ces actions vont à l’encontre des principes fondamentaux du droit international, en particulier l’interdiction du recours à la force ou de la menace de la force, ainsi que le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États, tels que consacrés dans la Charte des Nations unies”, souligne le communiqué.

Il ajoute que de telles actions “constituent un précédent extrêmement dangereux pour la paix et la sécurité régionales et mettent en péril la population civile”.

Les pays signataires estiment par ailleurs que “la situation au Venezuela doit être résolue exclusivement par des voies pacifiques, le dialogue, la négociation et dans le respect de la volonté du peuple vénézuélien dans toutes ses expressions, sans ingérence étrangère et dans le respect du droit international”.

“Nous réaffirmons que seul un processus politique inclusif, dirigé par le peuple vénézuélien, peut conduire à une solution démocratique, durable et respectueuse de la dignité humaine”, soutiennent l’Espagne, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Mexique et l’Uruguay.

Ils exhortent en outre les Nations-Unies à s’impliquer “pour contribuer à la désescalade des tensions et à la préservation de la paix régionale”.

MF/HB/BK