SENEGAL-UNIVERSITE-RECHERCHE
Saint-Louis, 23 juil (APS) – Les sociologues ne sont pas suffisamment écoutés au Sénégal pour que leurs recherches portant sur les transformations de la société sénégalaise soient mieux prises en compte, a fait valoir la directrice adjointe du Laboratoire de sociologie et d’anthropologie rattaché à l’Unité de formation et de recherche (UFR) Lettres et Sciences humaines (LSH) de l’Université Gaston Berger (UGB), la professeure Angèle Flora Mendy.
“Je ne dirais pas que les sociologues ne sont pas assez écoutés. Je dirais plutôt que les résultats produits par la sociologie, qu’il s’agisse de travaux théoriques ou d’études expliquant les transformations de la société, ne sont pas suffisamment valorisés”, a-t-elle déclaré.
Interrogée en marge du lancement, mercredi, de la première édition des doctoriales du Laboratoire de sociologie et d’anthropologie de l’UFR LSH, Mme Mendy estime que “si ces résultats étaient mieux exploités, ou si les sociologues étaient davantage sollicités pour éclairer certains phénomènes et faits sociaux, nous serions en avance dans de nombreux domaines. À tout le moins, nous ne serions pas surpris par certaines évolutions de la société”.
Elle rappelle que “le rôle de la sociologie est d’expliquer les faits sociaux, c’est-à-dire des faits extérieurs à l’individu, mais qui s’imposent à lui”.
Selon elle, “la sociologie est là non seulement pour apporter des explications dans tous les domaines, mais aussi pour proposer des pistes de réponse afin que les dirigeants et les autorités disposent d’une meilleure compréhension des réalités et puissent prendre des décisions éclairées”.
La sociologue indique que l’objectif de ces doctoriales est double : lancer officiellement les activités du laboratoire et offrir aux doctorants, ainsi qu’au corps professoral, un cadre d’échanges et de réflexion autour des travaux qui seront présentés.

Pour cette première édition, la thématique principale porte sur “Souveraineté, endettement et reconfiguration du contrat social sénégalais dans un contexte de polycrise”.
“Cette thématique est d’actualité, car le Sénégal se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Toutes les problématiques que nous vivons sont prises en compte dans le cadre de ces doctoriales”, a-t-elle souligné.
Au-delà des communications des doctorants, plusieurs autres thématiques seront abordées à travers différents panels consacrés notamment à la gouvernance des ressources, à la protection sociale et aux transformations territoriales.
Ces panels seront présentés par les professeurs Sambou Ndiaye et El Hadj Touré.
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