Dakar, 31 août (APS) –  Les quotidiens reçus jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) traitent principalement de l’action gouvernementale pour les prochains mois, la visite du président de la République, Macky Sall, à Touba en prélude du Grand Magal et la fin de la “dynastie” des Bongo au Gabon, après le coup d’Etat qui a renversé le président Ali Bongo.

”Action gouvernementale, les priorités rappelées”, affiche à sa Une Le Soleil, soulignant que le chef de l’Etat tient aux délais de livraison et au respect des règles et nomes. Mercredi en Conseil des ministres, le président de la République Macky Sall ”a rappelé et insisté sur les priorités de l’action gouvernementale durant la période allant de septembre 2023 au 2 avril 2024”.

A cette occasion, il a demandé aux ministres de mobiliser les administrations sous leur tutelle pour l’accélération de l’exécution des programmes et actions relevant de leurs attributions et missions. Il a demandé l’adoption prochaine en conseil des ministres du Programme d’actions prioritaires (PAP 3) sur la période 2024-2028.

”Macky Sall instruit ses ministres à faire focus sur le travail jusqu’au 2 avril 2024”, selon Les Echos, qui explique que ces instructions du chef de l’Etat visent à ”éviter un relâchement à cause des ambitions des uns et des autres”.

”Alors que ministres et directeurs ne pensent qu’à la prochaine élection présidentielle, le président de la République a décidé d’envoyer tout le monde au charbon. Il tient à ce que l’action gouvernementale sur la période allant de septembre 2023 au 2 avril suive son cours normal, malgré l’enjeu élevé de la présidentielle de février prochain”, relève le journal.

Le président de la République, dont le mandat arrive à terme le 2 avril 2024,  a demandé à ses ministres la finalisation des chantiers en cours avant cette date, selon Le Quotidien qui note que ”Macky prend le dernier virage”.

”Le président de la République a décidé de concentrer ses efforts sur la séquence temporelle, septembre 2023- 2 avril 2024, le temps qui lui reste à la tête de l’Etat, pour finaliser les infrastructures sanitaires, aéroportuaires, routières, sociales. La dernière marche avant la fin de son deuxième mandat”, explique le journal.

L’As écrit pour sa part que ”Macky met la pression sur ses ministres”.

L’Observateur signale que le chef de l’Etat va effectuer sa traditionnelle visite à Touba en prélude au Grand Magal. ”Pour cette visite qui se fera en plusieurs étapes, le khalife général des mourides, Sérigne Mountakha Bassirou Mbacké a pris les devants pour assurer à son hôte un séjour sans heurt”, écrit le journal.

A Touba, ”les Pro-Sonko mis en garde”, rapporte Vox Populi, qui précise qu’ il n’y aura pas d’accueil populaire, conformément à la volonté du Khalife et de son hôte.

Concernant le magal, le quotidien Bës Bi s’intéresse à ‘’l’influence mouride’’, à travers le réseau des ‘’Keur Serigne Touba’’.

‘’Fondé en 1927 par Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, 1er khalife de Serigne Touba, «Keur Serigne bi», un foyer niché au cœur du centre-ville de Dakar, continue d’exprimer son pouvoir spirituel et économique. Comme symbole aussi de l’empreinte de Cheikh Ahmadou Bamba à Dakar, ce sanctuaire religieux illustre en même temps l’impact des réseaux du Mouridisme’’, écrit le journal.

Les quotidiens mettent également en exergue la fin de l’ère des Bongo au Gabon, après le coup d’Etat qui a renversé le président Ali Bongo, mercredi.

”L’empire Bongo s’effondre’’, affiche Enquête, qui souligne qu’au terme d’une élection présidentielle chaotique, l’homme fort du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a été déposé par des militaires.

”Gabon sans Bongo ni trompette’’, affiche à la Une Le Quotidien, qui indique que le général Brice Oligui Nguéma est à la tête d’un comité de transition qui a pris le pouvoir. ”Déposé après une élection contestée, le président déchu en résidence surveillée’’, ajoute le journal.

‘’Coup d’Etat contre la dynastie Bongo’’, selon WalfQuotidien, qui écrit : ‘’ Les militaires ont mis fin, hier, au règne d’Ali Bongo Ondimba aussitôt après la proclamation de sa réélection pour un troisième mandat à la tête du pays, que sa famille dirige depuis 1967. Il avait échappé à un putsch, il y quatre ans’’.

‘’Après le Niger où les populations ont applaudi les putschistes, le Gabon vient de s’illustrer de la même manière avec des militaires qui ont déserté la caserne pour s’installer au palais présidentiel. Cette nouvelle donne doit ouvrir les yeux à tous les dirigeants de pays dits +démocratiques+ qui s’entêtent à vouloir opprimer leurs peuples’’, souligne Walf.

AB/OID/ASG

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