SENEGAL-SANTE-COMMEMORATION
Dakar, 14 juin (APS) – Le directeur du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a souligné qu’en dépit d’un coût moyen de production unitaire de l’ordre de 45 000 francs CFA, les poches de sang remises aux structures sanitaires publiques restent gratuites, ne faisant notamment l’objet d’aucune commercialisation.
‘’Le sang n’a pas de coût. Les poches sont données de manière gratuite aux structures publiques qui en font la demande. Le montant de 45 000 francs CFA correspond aux dépenses liées à l’ensemble du processus de production d’une poche de sang’’, a dit le docteur Daouda Seck.
Il s’exprimait dans un entretien accordé à l’APS dans le cadre de la célébration dimanche de la Journée mondiale des donneurs de sang commémorée.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, cette commémoration vise à ‘’remercier les donneurs volontaires et non rémunérés pour leurs contributions qui sauvent des vies”.
Au Sénégal, l’État subventionne les activités du Centre national de transfusion sanguine (CNTS) afin de garantir la mise à disposition gratuite des produits sanguins dans les structures sanitaires publiques, a expliqué le docteur Daouda Seck.
Insistant sur la gratuité des poches de sang pour les établissements publics, il a indiqué que les frais liés à leur préparation sont destinés aux analyses biologiques, aux réactifs, aux équipements, aux poches de prélèvement et aux différents consommables utilisés.
Le directeur du CNTS est par ailleurs revenu sur le suivi rigoureux des procédures de collecte de sang, soulignant l’observance scrupuleuse des normes de sécurité transfusionnelle, permettant de détecter d’éventuels agents pathogènes avant toute distribution.
Il a néanmoins précisé que les établissements médicaux privés s’acquittent d’un ‘’simple prix de cession’’, ‘’inférieur au coût réel de production’’, servant à couvrir une partie des charges logistiques.
Le docteur Daouda Seck a en outre fait remarquer que le système transfusionnel sénégalais repose avant tout sur un principe de solidarité nationale et plaidé pour des investissements nécessaires au développement de la transfusion sanguine.
Toutefois, le pays a besoin de 50 000 à 55 000 poches de sang pour atteindre le seuil minimal établi par l’organisation mondiale de la Santé.
NSS/ABB/AKS
