Les Jambars au fil d’une soixantaine d’années d’implication dans les missions onusiennes de maintien de la paix
Les Jambars au fil d’une soixantaine d’années d’implication dans les missions onusiennes de maintien de la paix

SENEGAL-MONDE-SECURITE

Dakar, 29 mai (APS) –Le Sénégal n’a cessé depuis son accession à la souveraineté internationale de fournir des troupes et officiers généraux sous bannière onusienne, au point d’être considéré comme un grand contributeur de Casques bleus, les soldats de maintien de la paix dont la journée du 29 mai de chaque année est dédiée.

Près de 50 000 militaires, gendarmes et policiers ont servi sous le drapeau des Nations unies depuis le déploiement en 1960 du tout premier contingent sénégalais de maintien de la paix, fort de 600 hommes, dans le cadre de l’opération des Nations unies au Congo (ONUC).

A l’époque, les soldats sénégalais faisaient partie, aux côtés du Ghana, du Nigeria et de l’Ethiopie, des rares pays africains à fournir des troupes pour appuyer la souveraineté du Congo.

Ce déploiement a constitué le point de départ d’une participation à des mission onusiennes, devenant depuis lors une tradition bien ancrée dans les forces armées sénégalaises.

Des soldats sénégalais ont notamment  fait partie de plusieurs missions déployées à travers le monde. C’est le cas dans les années 1970 de la Force d’urgence des Nations unies FUNU au Sinaï (Egypte).

Le Sénégal a, jusque dans les années 1980, fourni des troupes à la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Des centaines de soldats sénégalais ont eu à être déployés à Tyr, une localité du sud-Liban, revenue au-devant de l’actualité après qu’Israël y a lancé une offensive militaire.

Des officiers généraux aux commandes de missions onusiennes

Le pays a envoyé des militaires sous bannière onusienne en Centrafrique, au Soudan, au Mali, au Tchad et a vu certains de ses officiers généraux commander des missions déployées par l’Organisation des Nations unies.

Les Jambars au fil d’une soixantaine d’années d’implication dans les missions onusiennes de maintien de la paix

Parmi les commandants les plus illustres, figure le général Mountaga Diallo (1942-2017). Il est premier officier sénégalais à diriger une force onusienne, étant, entre 2000 et 2003, le commandant de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC).

Le général Diallo avait, par ailleurs, été entre 1991 et 1993, le commandant du contingent sénégalais au Libéria et chef des officiers de liaison de l’ECOMOG, les troupes de maintien de la paix de la CEDEAO, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Le général Babacar Gaye, est, sans doute, le plus connus de tous les officiers sénégalais dans les arcanes de l’ONU. Il a notamment été le premier commandant de la MONUSCO, la Mission de l’Organisation des Nations unies en RDC, avant d’être plus tard, promu, Envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies et commandant de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en République Centrafrique.

Les Jambars au fil d’une soixantaine d’années d’implication dans les missions onusiennes de maintien de la paix

Le plus jeune chef d’Etat-major des armées sénégalaises (CEMGA) a une riche expérience des missions internationales en ayant auparavant été déployé dans le cadre d’opérations ounisennes au Sinaï, au Liban, en Arabie Saoudite etc.

Les Jambars au fil d’une soixantaine d’années d’implication dans les missions onusiennes de maintien de la paix
De la gauche vers la droite:
1.Le général El Hadji Mouhamadou Kandji
2.Le général Balla Keïta
3.Le général Mamadou Gaye

De son côté, le général El Hadji Mouhamadou Kandji avait commandé à partir de 2009, la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCA). Il avait auparavant été le commandant-adjoint de la force de l’ONUCI en Côte d’Ivoire.

Avant de diriger la MINUSCA, entre 2016 et 2020, le général Balla Keïta, avait, pour sa part, été le commandant-adjoint des forces de la MINUAD au Darfour (2013 à 2015).

Le général Mamadou Gaye a assuré l’intérim du commandant de la MINUSMA (Mission intégrée d’assistance des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali) à partir de 2023, dirigeant ainsi de fait le volet militaire jusqu’au retrait de la mission onusienne du pays  en novembre 2024.

AKS/MTN