SENEGAL-EDUCATION-PARLEMENT
Dakar, 09 sept (APS) – La Commission de l’éducation, de la jeunesse, des sports et des loisirs de l’Assemblée nationale veut renforcer le plaidoyer des parlementaires en faveur du financement du Modèle harmonisé d’enseignement bilingue au Sénégal (MOHEBS), une initiative du ministère de l’Education nationale qui intègre les langues nationales dans le système éducatif.
”Nous nous sommes réunis pour examiner les besoins et contraintes de financement liées à la mise en œuvre et à la consolidation du modèle et renforcer le plaidoyer des parlementaires en faveur du MOHEBS, notamment dans le cadre des débats budgétaires’’, a expliqué El hadji Gueye, président de la commission de l’Education, de la jeunesse, des sports et de loisirs.
Il s’exprimait au cours d’un atelier axé sur le thème ”Le dialogue parlementaire sur financement du Modèle Harmonisé de l’Enseignement Bilingue au Sénégal (MOHEBS)”.
Selon lui, le MOHEBS représente une avancée majeure dans le système éducatif.
”En valorisant les langues nationales au côté du français, le MOHEBS contribue à rapprocher l’école de l’enfant, à renforcer la qualité des apprentissages et à promouvoir une citoyenneté enracinée dans notre culture’’, a t-il dit.
Pour que ce modèle devienne une réalité pérenne, ”il nous faut réfléchir ensemble aux mécanismes de financement durables et équitables”, a t-il souligné.

Ce dialogue parlementaire ”doit permettre de dresser un état de lieu avancé des besoins et des contraintes de financement du modèle, notamment au regard de son ancrage dans la loi de finance”, a t-il souligné.
Il s’agit d’identifier les principaux enjeux et leviers à prendre en compte dans la préparation de la Loi de finance initiale (LFI) 2027, de formuler des recommandations concrètes à l’attention des parlementaires, notamment pour la préparation des prochaines sessions d’arbitrage budgétaire, a dit M. Gueye.
”Concernant le financement, nous avons été accompagnés par un partenaire qui s’est retiré. Nous sommes dans une phase de transition qui n’est pas très facile’’, a expliqué, pour sa part, Ndeye Aby Ndao Cissé, directrice de l’Enseignement élémentaire au ministère de l’Education nationale.
”L’enseignant est le premier entrant de qualité. Il y a une inscription de 498 millions de francs CFA pour prendre en charge la formation des acteurs du niveau déconcentré et nous avons présentement un déficit de 416 millions de francs CFA”, a renseigné Ndeye Aby Ndao Cissé.
Au-delà de la formation des enseignants, elle a évoqué l’absence de ligne budgétaire pour l’acquisition du matériel didactique en langue nationale.
”Cela risque de poser problème, d’où la pertinence de cette rencontre pour expliquer davantage aux parlementaires la nécessité d’accompagner le ministère de l’Education nationale pour l’acquisition de manuels scolaires, qui constituent le deuxième intrant de qualité”, a-t-elle soutenu.
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