SENEGAL-SANTE-PREVENTION
Dakar, 17 août (APS) – Pour prévenir les malaises graves et limiter le risque de mort subite, le cardiologue Mbaye Paye insiste sur l’importance d’une alimentation équilibrée, d’une activité physique régulière, de l’arrêt du tabac, ainsi que du contrôle de la tension, du taux de cholestérol et de la glycémie, le tout accompagné d’un suivi médical adapté.
Dans un entretien avec l’APS, le spécialiste recommande de privilégier comme alimentation les fruits, les légumes et les fibres, tout en limitant les graisses saturées, le sel et le sucre. Il préconise également une activité physique régulière, à raison d’au moins 30 minutes par jour, ainsi qu’un sommeil de qualité et une bonne gestion du stress.
A l’en croire, le tabagisme figure parmi les principaux facteurs de risque cardiovasculaire à combattre, de même que l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète et la sédentarité.
Le cardiologue souligne également que le suivi médical doit notamment permettre de contrôler régulièrement la tension artérielle, le taux de cholestérol et la glycémie.
‘’Toute douleur thoracique, tout essoufflement inhabituel, toute palpitation ou tout vertige apparaissant à l’effort doit conduire à consulter’’ un médecin, prévient Dr Mbaye Paye, réitérant qu’une attention particulière doit être accordée à la pratique sportive.
Le spécialiste recommande toutefois de respecter les phases d’échauffement et de récupération, de maintenir une hydratation régulière, d’éviter les efforts intenses dans des conditions météorologiques extrêmes et de ne pas pratiquer d’activité physique intense en cas de fièvre ou dans les jours suivant un épisode grippal.
‘’Chez les personnes de plus de 35 ans reprenant une activité sportive intense, un bilan médical préalable est recommandé, avec notamment un électrocardiogramme selon le profil’’, affirme-t-il.
‘’La prévention de la mort subite repose aussi sur la capacité à réagir rapidement lorsqu’une personne s’effondre’’, a fait savoir le docteur Mbaye Paye, ajoutant que ‘’la chaîne de survie comprend l’alerte des secours, la réanimation cardiorespiratoire, la défibrillation et la prise en charge spécialisée’’.
Selon lui, il est important de rendre les défibrillateurs automatisés plus accessibles dans les lieux publics et de former davantage la population aux gestes de premiers soins.
Le spécialiste relève par ailleurs l’absence, au Sénégal, de statistiques nationales spécifiques isolant les malaises, notamment les syncopes et lipothymies, comme catégorie autonome dans les rapports sanitaires.
‘’ Les données disponibles recensent plutôt les urgences médicales globales et les pathologies cardiovasculaires’’, a-t-il conclu.
NSS/HB/ABB
