SENEGAL-MONDE-HYDRAULIQUE
Dakar, 29 jan (APS) – L’eau est un bien essentiel qui ne peut jamais être utilisée comme une arme de guerre, a rappelé le chef de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Dakar, Jean-Nicolas Marti, évoquant une difficulté d’accès aux ressources financières ”alors que les besoins sur le terrain pour secourir les urgences humanitaires se multiplient”.
”Il est extrêmement important que dans les conflits armés, l’eau soit considérée comme un bien essentiel et qu’elle ne peut jamais être utilisée comme une arme de guerre parce que l’eau, c’est la vie, l’eau permet à la fois de faire boire, de laver, de se laver et d’éviter des épidémies. Dans des conditions ou situations extrêmes de conflits armés, l’eau ne [doit] jamais être une arme de guerre. Elle doit toujours être préservée pour le bien des populations”, a-t-il déclaré.
M. Marti s’exprimait lors d’un entretien avec l’APS, après avoir participé à la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l’eau 2026, organisée à Diamniadio, en présence de nombreux officiels et experts ainsi que des délégations de plusieurs pays, de représentants de missions diplomatiques accréditées à Dakar, de partenaires stratégiques et de membres d’organisations de la société civile nationales et étrangères.
La délégation régionale du CICR de Dakar couvre neuf pays (le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, le Cap-Vert, la Sierra leone, le Libéria et le Niger).
Jean Marti dit fonder beaucoup d’espoir sur la prochaine conférence des Nations unies sur l’eau en 2026, qui sera co-organisée en décembre, à Abu Dhabi, par les Emirats Arabes unis et le Sénégal, deux Etats ‘’très influents’’ dans leurs régions respectivement, en vue de prendre des décisions qui vont impacter positivement la vie des populations.
”De l’espoir, nous en avons toujours du fait que ce processus du Forum de l’eau a eu plusieurs étapes, et [avec] cette co-présidence Sénégal-Emirats arabes unis, il peut y avoir un vrai impact parce que d’abord ce sont deux acteurs, deux Etats, très influents dans leurs régions respectives’’, a-t-il souligné.
”Nous avons une opportunité, et les Etats et la communauté internationale ont aussi une opportunité de s’engager vraiment sur des domaines très pratiques […]’’, a ajouté le chef de délégation du CICR à Dakar.
Il a, en outre, évoqué les difficultés d’accès aux ressources financières dans ‘’un contexte où les bailleurs de fonds et les partenaires se sont amoindris alors que les besoins sur le terrain pour secourir les urgences humanitaires se multiplient’’.
”Je confirme que c’est difficile, depuis plusieurs années, les ressources se sont amoindries et les besoins n’ont pas diminué. Ils ont même augmenté’’, a-t-il indiqué.
Il a cependant assuré que son organisation mène avec ses partenaires des discussions, des négociations pour décrocher des ressources financières.
”Donc, ce sont des discussions, des négociations, un travail de fond que nous les acteurs humanitaires devons faire avec les bailleurs de fonds afin de faire en sorte que notre action humanitaire soit suffisamment efficace et d’être en adéquation avec l’idée qu’il faut que l’argent investi puisse produire les résultats attendus pour les populations”, a expliqué M. Marti.
”Effectivement, les ressources se sont amoindries, mais nous essayons de les élargir, de les diversifier, mais nous sommes toujours tributaires des Etats, des donateurs. Ce à quoi, nous nous sommes engagés ces dernières années, c’est faire en sorte que nos assistances, notre action humanitaire soit la plus efficace possible, le moins cher possible, au bénéfice des populations”, a t-il conclu.
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