MONDE-SOCIETE
Dakar, 7 sept (APS) – Le secrétaire général d’Interpol, Organisation internationale de la police criminelle, Valdecy Urquiza, a rappelé lundi le ‘’rôle crucial’’ de la collaboration internationale dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, soulignant la nécessité d’accroître les efforts transfrontaliers pour davantage protéger les populations vulnérables.
‘’Nous reconnaissons collectivement que la protection des personnes vulnérables nécessite une action au-delà des frontières. En collaborant à l’international, les forces de l’ordre peuvent identifier les victimes plus rapidement, arrêter les délinquants et s’assurer que les frontières ne deviennent jamais des obstacles à la protection ou à la justice’’, a-t-il notamment indiqué.
Dans une déclaration rendue publique à l’occasion de la célébration le même jour de la Journée internationale de la coopération policière des Nations unies, le secrétaire général d’Interpol répète que les ‘’abus et l’exploitation sexuelles d’enfants font partie des crimes les plus horribles et les plus difficiles pour les forces de l’ordre’’.
Valdecy Urquiza, signale par exemple que le nombre d’enfants victimes identifiées via la base de données d’Interpol, démontre l’ampleur mondiale de ces abus et l’importance de travailler ensemble contre la criminalité.
La base de données internationale sur l’exploitation sexuelle des enfants (ICSE) d’Interpol a aidé à identifier 65 181 victimes d’enfants et 26 840 délinquants dans 75 pays depuis son lancement en 2011, dont près de 5 800 victimes d’enfants identifiées en 2026, au 31 juillet, selon l’Organisation internationale de la police criminelle.
Interpol estime également que l’exploitation sexuelle des enfants, la traite des êtres humains, la cybercriminalité et le crime organisé traversent régulièrement les frontières nationales, rendant le partage d’informations international et les actions coordonnées des forces de l’ordre essentiels pour protéger les personnes vulnérables et perturber les réseaux criminels.
‘’Grâce au réseau de ses 196 pays membres, les informations partagées dans un pays peuvent soutenir les enquêtes et les activités opérationnelles dans un autre, aidant la police à identifier les victimes, localiser les personnes disparues, appréhender les délinquants et prévenir d’autres préjudices’’, fait valoir Interpol.
Elle assure que l’impact de la coopération internationale se fait souvent sentir le plus fortement par les populations vulnérables, y compris les enfants et les victimes de traite, d’exploitation sexuelle, d’abus et de harcèlement, dont la protection dépend fréquemment d’enquêtes transfrontalières rapides et d’une police centrée sur les victimes.
La journée internationale de la coopération policière, instituée par l’Organisation des Nations unies, porte cette année sur le thème : ‘’Protéger contre la vulnérabilité – Construire la confiance et la légitimité dans la police.’’
L’institution de cette journée consacre la reconnaissance du rôle essentiel des forces de l’ordre dans la prévention des préjudices, le soutien aux victimes et la mise en justice des délinquants, laisse entendre le secrétaire général d’Interpol.
AKS/ABB
