SENEGAL-SANTE
Dakar, 28 jan (APS) – Yoshiaki Hatta, chef de mission adjoint de l’ambassade du Japon au Sénégal, a souligné, mercredi, l’urgence pour les autorités sénégalaises de finaliser les actions politiques restantes afin de permettre le dernier décaissement d’appui au programme de la Couverture sanitaire universelle en attente depuis deux ans.
‘’S’agissant du programme d’appui à la Couverture sanitaire universelle, nous demandons que les dispositions nécessaires soient prises en toute urgence pour la finalisation des actions politiques restantes, ce qui permettrait le dernier décaissement en attente depuis deux ans, avant la clôture de l’année fiscale japonaise prévue en fin mars’’, a déclaré le diplomate nippon.
Participant à la 8e réunion du Comité de pilotage de la réunion semestrielle de suivi de la coopération japonaise organisée dans la capitale sénégalaise, Yoshiaki Hatta a encouragé les parties concernées à ‘’accélérer les discussions en vue de lancer, sans perdre davantage de temps, le Projet d’extension du centre national de formation des techniciens de maintenance hospitalière de Diourbel, financé à partir du fonds contrepartie de l’assistance alimentaire du Japon.
Il n’a pas manqué de saluer les discussions portant sur la possibilité d’introduire au Sénégal l’outil de diagnostic de l’hépatite B de ‘’FUJI REBIO’’ actuellement en phase d’expérimentation en Gambie.

‘’Nous tenons à souligner que huit recommandations importantes ont été formulées lors de la dernière réunion de Copil. Deux concernent le prêt concessionnaire d’un montant d’environ 50 milliards francs CFA, et doivent contribuer au renforcement de la couverture sanitaire universelle’’, a pour sa part expliqué Erina Ogata, la représentante de l’Agence japonaise de coopération internationale.
Elle a insisté sur le fait que trois tranches avaient été versées directement dans les comptes du trésor public, conformément aux dispositions de l’accord.
‘’Malheureusement, le dégagement de la quatrième et dernière tranche, espérée vivement en 2025, n’a pas eu lieu, pour cause de la non-réalisation des deux actions politiques restant dans les délais impartis, notamment au niveau du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et de celui des Finances’’, a-t-elle fait observer tout en saluant les efforts déjà consentis par la partie sénégalaise pour faire avancer le dossier.

De son côté, Serigne Mbaye, le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a assuré que les recommandations attendues du Copil devront permettre de ‘’renforcer la collaboration multisectorielle et le partenariat pour de meilleures synergies’’.
‘’L’évaluation stratégie nationale de transformation du système de santé donnera de grandes orientations pour les dix prochaines années, 2025-2034. C’est pourquoi, voudrais-je lancer un appel à la JICA pour soutenir la finalisation de ce processus et contribuer à la mise en œuvre de cette stratégie nationale’’, a-t-il déclaré.
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