SENEGAL-SANTE
Dakar, 7 août (APS) – Les autorités sanitaires sénégalaises et leurs partenaires techniques et financiers ont réaffirmé, vendredi à Dakar, leur engagement à renforcer la coordination des interventions en faveur de la Santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la nutrition (SRMNIA-N),
Cette ambition a notamment été réitérée lors de la réunion du comité de pilotage et de coordination des interventions en SRMNIA-N, à laquelle des cadres du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique des partenaires ont pris part.
Le secrétaire général du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, Leroux Dramé, a rappelé que les investissements consentis par l’Etat et ses partenaires ne pourront produire les effets escomptés qu’à travers une meilleure intégration des interventions et un suivi rigoureux des actions en faveur des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des adolescents’’.
La rencontre a également permis de présenter la nouvelle stratégie 2026-2030 du Global Financing Facility (GFF), à laquelle le Sénégal a activement contribué. Celle-ci vise à garantir l’accès de tous aux services essentiels de santé et de nutrition tout en renforçant l’autonomie et la résilience du système de santé.
M. Dramé n’a pas également manqué d’évoquer les grandes orientations du programme Nantangue 2030, une initiative stratégique destinée à améliorer les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et de nutrition’’ bénéficiera d’un financement global de 135 millions de dollars américains, dont 100 millions sous forme de crédits et 35 millions en dons, avec une mise en œuvre axée sur les résultats et le renforcement durable du système de santé sénégalais.
Il a ainsi invité les membres du comité à faire en sorte que les recommandations adoptées débouchent sur des actions ‘’concrètes et mesurables’’ au bénéfice des populations.
De son coté, le représentant résidant de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) au Sénégal, Yao Michel, a salué l’institutionnalisation de ces rencontres stratégiques, soulignant que les résultats attendus dépendaient de la qualité des interventions et de la capacité des acteurs à coordonner leurs actions, à renforcer le pilotage collectif et à traduire les engagements en résultats concrets pour les populations.
Selon lui, le Sénégal a enregistré des progrès notables au cours de la dernière décennie dans les domaines de la santé maternelle et néonatale, grâce aux efforts conjoints de l’Etat, des collectivités, des communautés et des partenaires.
Il signale toutefois que plusieurs défis demeurent s’agissant des inégalités d’accès aux services de santé, de la persistance d’une mortalité maternelle et néonatale élevée, de la malnutrition, des vulnérabilités des adolescents en plus des contraintes liées au financement et aux ressources humaines.
Face à ces défis, l’OMS a insisté sur quatre priorités : ‘’un meilleur alignement des partenaires sur les priorités nationales, l’intégration des services de santé reproductive, maternelle et nutritionnelle, une plus grande équité en faveur des populations les plus vulnérables et une gouvernance fondée sur des données fiables pour orienter les décisions.
NSS/FKS/HB/AKS
