Le réseau Siggil Jiggen appelle à une ”solidarité mondiale” pour harmoniser la lutte contre les VBG
Le réseau Siggil Jiggen appelle à une ”solidarité mondiale” pour harmoniser la lutte contre les VBG

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Dakar, 18 juin (APS) -La présidente du réseau ”Siggil Jiggèn”, Safiatou Diop Fall, a appelé jeudi à Dakar, à une ”solidarité mondiale”, fondée sur le partage d’expérience, l’apprentissage mutuel et la coopération mutuelle, afin de lutter contre les violences basées sur le genre (VBG).

‘’La lutte contre les violences basées sur le genre ne peut être portée par un seul acteur, ni même par un seul pays. Les violences basées sur le genre constituent une préoccupation mondiale qui exige une solidarité mondiale, fondée sur le partage d’expérience, l’apprentissage mutuel et la coopération. Et pour internationaliser la lutte, il nous faut être ensemble’’, a-t-elle indiqué.

Mme Fall s’exprimait à l’ouverture de la quatrième édition du Forum international sur les violences machistes et l’égalité de genre au Sénégal. Cette rencontre de deux jours, réunit plusieurs acteurs pour échanger notamment sur la thématique : ‘’Rompre le silence et rapprocher le droit des réalités communautaires’’.

Au niveau national, a rappelé la présidente du réseau Siggil Jiggèn, ”des avancées importantes ont été notées ces dernières années dans la lutte contre les violences basées sur le genre mais aussi la promotion des droits des femmes”.

Elle a cité la loi criminalisant les mutilations génitales féminines et les violences conjugales, la loi sur la parité, la loi sur la santé de la reproduction, la loi criminalisant les violences et la pédophilie ainsi que diverses politiques de promotion de l’émancipation des femmes.

‘’Malgré tous les instruments juridiques et politiques, malgré nos adaptations, la réalité est là : les violences sont effectivement une réalité dans nos communautés’’, a-t-elle déploré.

‘’La question n’est plus seulement de savoir si nous disposons de loi ou si la loi suffit. La véritable question, c’est de faire en sorte que ces acquis soient pleinement vécus par les femmes et les filles dans nos familles, dans nos quartiers, dans nos villages, dans nos institutions’’, a-t-elle préconisé.

SG/ASB/ADL/MTN