SENEGAL-SANTE-INDUSTRIE
Dakar, 8 sept (APS) – Le Premier ministre a réaffirmé, mardi, l’ambition du gouvernement de porter la part de la production pharmaceutique locale de 15% à 50% des besoins du pays à l’horizon 2035, à travers la mise en place d’un cluster pharmaceutique.
Dans sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale, Ahmadou Al Aminou Lo a fait de la souveraineté pharmaceutique l’un des axes majeurs de la politique sanitaire, estimant que le développement de l’industrie locale constitue un enjeu stratégique pour réduire la dépendance du Sénégal aux importations de produits pharmaceutiques.
”Il y aura également le cluster pharmaceutique qui doit porter la production pharmaceutique locale de 15 à 50% d’ici 2035”, a notamment déclaré le chef du gouvernement.
Il a ainsi évoqué la situation de MediS, spécialisé dans la production de médicaments, fruit d’un partenariat entre MédiS Tunis et le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) plongée dans des difficultés ayant entravé le développement de l’activité.
Selon le Premier ministre, cette unité industrielle produit notamment des médicaments jusque-là importés, mais a été confrontée à différents obstacles administratifs et financiers.
Il a cité, entre autres, les difficultés liées à l’homologation de certains principes actifs et les retards dans le règlement de sommes dues à l’entreprise, qui avaient conduit à l’arrêt de l’usine.
”MédiS est fermée parce qu’on lui devait de l’argent. On n’arrivait plus à payer”, a-t-il expliqué, indiquant avoir convoqué une réunion de deux heures pour trouver une solution à la situation.
”On s’est retrouvé et c’était des broutilles qu’on a réglées immédiatement et l’usine a continué. Et on va lui donner les moyens de travailler”, a-t-il assuré.
Le Premier ministre a appelé les agents de l’administration à lever les obstacles susceptibles de freiner le développement des entreprises pharmaceutiques locales.
Il s’est notamment interrogé sur les éventuels conflits d’intérêts pouvant expliquer certaines difficultés rencontrées par les producteurs locaux.
”Est-ce qu’il y a des importateurs qu’on veut protéger ? C’est inadmissible’’, a-t-il lancé, annonçant que le gouvernement entend s’attaquer directement aux difficultés qui entravent le développement du cluster pharmaceutique.
Le chef du gouvernement a en outre indiqué que trois offres d’industries pharmaceutiques sont déjà sur la table et devraient faire l’objet d’un accompagnement des pouvoirs publics.
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