Le ministère de la Microfinance veut implémenter une approche de financement par les chaînes valeurs (ministre)
Le ministère de la Microfinance veut implémenter une approche de financement par les chaînes valeurs (ministre)

SENEGAL-MICROFINANCE-APPROCHE

Thiès, 7 oct (APS) – Le ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire entend promouvoir une approche par les chaînes des valeurs, basée sur un soutien à des entreprises structurées à travers le pays, pour qu’elles servent de locomotives dans le tissu économique local.

“Le financement, à lui seul, ne suffit pas pour qu’une femme, un jeune ou une organisation puisse développer durablement son activité”, a déclaré le ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Alioune Dione.

Il faut également l’insérer dans un dispositif économique solide, a-t-il ajouté, en marge d’un déplacement à Thiès où il a visité la PME ”Baobab des saveurs”, une entreprise appuyée par l’ONG ADA, grâce au financement de la Coopération luxembourgeoise. .

“Il faut aussi renforcer ses capacités,  l’aider à accéder aux marchés, en améliorant sa productivité, en favorisant l’innovation et en la mettant en relation, de façon durable,  avec des entreprises structurées comme la PME “Baobab des saveurs”, implantée dans la zone industrielle de Thiès, a-t-il ajouté.

”Cette visite constitue un moment privilégié pour constater, au plus près des communautés, les efforts engagés en faveur de la mise en place de la chaîne de valeur pour l’autonomisation économique des femmes et des jeunes”, a souligné Alioune Dione qui était accompagné de l’ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg, Laure Huberty.

Selon lui, sa présence dans cette unité lui a aussi permis d’apprécier les opportunités et les contraintes auxquelles sont confrontés les acteurs de la zone.

“C’est le sens de l’approche que nous souhaitons promouvoir à travers cette chaîne de valeur, fruit de la collaboration entre l’entreprise Baobab, les groupements de femmes, les jeunes, les PME, les institutions de microfinance et les partenaires techniques et financiers”, a dit l’officiel.

M. Dione a expliqué que l’objectif de cette démarche est de “dépasser une logique d’interventions isolées, pour aller vers une véritable structuration des chaînes de valeur”.

Dans cette optique, “les régions de Diourbel et de Thiès constituent des territoires importants [qui] disposent d’un tissu économique dynamique, d’un potentiel entrepreneurial considérable et d’acteurs locaux capables de porter des initiatives génératrices de revenus et d’emplois”, a-t-il relevé.

Il souligne que les entreprises ainsi soutenues peuvent jouer “un rôle de locomotive par la facilitation de l’accès aux marchés, en apportant leur expertise technique, en accompagnant la qualité et la transformation des produits et en créant des relations commerciales durables avec les groupements bénéficiaires”.

”Nous devons ainsi encourager des modèles de partenariat dans lesquels chaque acteur trouve son intérêt”, a poursuivi le ministre de la Microfinance,  de l’Economie sociale et solidaire.

L’ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg, Laure Huberty a, pour sa part, fait savoir que son pays a “intégré la microfinance” dans son aide publique au développement”

Pour elle, il s’agit d’une approche communautaire, par définition, qui responsabilise les individus, les membres de la communauté, qui sont surtout des femmes, en leur donnant une “autonomisation financière, une responsabilité pour leurs actions, leur propre vie, et pour la planification  de leur vie financière”.

La coopération luxembourgeoise adopte aussi une approche de protection de l’environnement, de développement des nouvelles technologies surtout en matière de finances, a affirmé Mme Huberty.

”C’est pourquoi, poursuit-elle, le Luxembourg est devenu une plateforme pour la microfinance où il y a des ONG importantes comme ADA et d’autres ONG au niveau du fonds d’investissement”,  et lesquelles utilisent des technologies financières pour apporter des solutions aux communautés.

BT/ADI/HB