AFRIQUE-CYBERSECURITE
Dakar, 28 août (APS) – Le Royaume du Maroc a démenti toute intrusion dans ses systèmes d’information ou ses bases de données de sécurité après qu’un groupe de hackeurs a diffusé les noms de 70 000 membres présumés de ses forces de sécurité et de ses services de renseignement.
“La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) démentent de manière catégorique, toute intrusion dans leurs systèmes d’information ou leurs bases de données de sécurité, qui sont soumis aux normes de cybersécurité les plus strictes”, rapporte la MAP, l’agence officielle d’information du royaume.
Lundi 24 août, un groupe de hackeurs surnommé Jabaroot a diffusé sur Telegram les noms d’environ 70 000 personnes qu’il présentent comme membres des forces de sécurité et de renseignement du pays, en poste en Europe et au sein d’institutions stratégiques marocaines.
Ces données personnelles publiées récemment ne résultent en aucun cas d’une intrusion dans ses systèmes de sécurité. Il s’agit de données anciennes ayant été téléchargées à partir de bases de données et de systèmes d’information gérés par des compagnies d’assurance et des organismes de couverture sociale et de santé, expliquent la DGSN et la DGST marocaines dans un communiqué relayé par la MAP.
Les deux entités en charge de la sécurité du Royaume du Maroc mettent ainsi en garde contre toute diffusion fréquente de photographies truquées, présentées de manière trompeuse et malveillante comme représentant des fonctionnaires femmes et hommes dans divers services de sécurité.
De même ont-elles prévenu contre la mise en circulation de documents falsifiés et contrefaits présentés comme des documents de sécurité.
Elles parlent de diffusion de fausses images et de documents falsifiés à travers l’utilisation d’uniformes et de grades militaires qui n’existent pas au Maroc et ne sont pas d’usage au sein de la DGSN. Il y a aussi que les documents divulgués contiennent des identités visuelles erronées et des fautes de grammaire flagrantes.
Réfutant toute information faisant état d’une intrusion dans les systèmes de données de sécurité, qui ne sont pas connectés à des réseaux ouverts à l’Internet, la DGSN et la DGST affirment que les enquêtes et investigations de sécurité se poursuivent sous la supervision du Parquet compétent afin d’identifier et d’appréhender toutes les personnes impliquées dans la fabrication, la production et la diffusion au public de ces fausses informations.
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