Le M23 accusé d’imposer un ‘’règne de terreur’’ dans l’Est de la RDC
Le M23 accusé d’imposer un ‘’règne de terreur’’ dans l’Est de la RDC

AFRIQUE-CONFLIT-REACTION

Dakar, 22 juil (APS) – Des experts indépendants des Nations unies ont accusé le M23, mouvement rebelle opposé au gouvernement de la République démocratique du Congo, d’avoir imposé un règne de terreur dans les territoires qu’il contrôle dans l’Est du pays.

Ces experts indépendants ont, dans un communiqué rendu public mardi, dénoncé le règne de terreur imposé par le M23 dans l’Est de la RDC, soutenant notamment que le groupe armé faisait recours à la torture sexuelle, aux détentions arbitraires et à d’autres violences dans le but de contrôler la population des zones dans lesquelles il sévit.

‘’Les viols, les viols collectifs, les agressions d’une violence extrême et les assassinats de civils constituent une caractéristique récurrente du mode opératoire du M23’’, ont-ils accusé dans leur communiqué conjoint.

Ils reprochent au M23 d’avoir instauré dans les territoires qu’il contrôle un système d’autorité dans lequel les arrestations et détentions arbitraires, la torture, y compris sexuelle, le travail forcé et le recrutement armé sont utilisés pour contrôler la population civile.

‘’Les informations disponibles montrent que ces arrestations et détentions arbitraires reposent sur un large éventail de motifs illégaux, notamment des allégations de collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ou les groupes Wazalendo, le refus de se soumettre au travail communautaire obligatoire, ou de simples soupçons d’activité criminelle’’, ont déploré les experts onusiens.

Ils considèrent que ces actes s’inscrivent dans une situation extrêmement préoccupante de violences généralisées visant la population civile, qui appelle une attention urgente de la communauté internationale.

‘’Les personnes arrêtées seraient transférées vers des lieux de détention non officiels, où elles seraient détenues dans des conditions de surpopulation extrême et d’insalubrité, avec un accès limité, voire inexistant, aux soins médicaux, et privées de manière systématique de nourriture et d’eau’’, ont-ils fait savoir.

Selon les experts indépendants de l’ONU, les personnes détenues seraient soumises à des violences physiques répétées, des passages à tabac quotidiens qui seraient à l’origine d’un certain nombre de décès en détention. Ils regrettent que dans de nombreux cas, la libération des personnes détenues dépendrait de paiements exigés de leurs proches.

Ils n’ont pas manqué d’appeler les États et les Nations Unies à soutenir la relance de l’accord de cessez-le-feu conclu en décembre entre le gouvernement congolais et le M23.

AKS/MTN