Dakar, 8 mai (APS) – Le jugement en appel de l’affaire de diffamation opposant le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, au leader de Pastef, Ousmane Sonko, est le centre d’intérêt principal des journaux du lundi qui évoquent notamment la décision de l’opposant de ne plus collaborer avec la justice sénégalaise.

Alors que le procès en appel de cette affaire de diffamation doit se tenir ce lundi, Ousmane Sonko, a, la veille au soir, dans un message vidéo diffusé en direct à partir de Ziguinchor, grande ville du sud du pays dont il est le maire, annoncé sa décision de ‘’ne plus collaborer avec la justice’’ sénégalaise.

‘’J’ai même fait l’objet d’une agression dans l’enceinte du tribunal. C’est pourquoi j’ai pris la décision […] de ne plus collaborer avec cette justice’’, a soutenu M. Sonko.

Il rappelé plusieurs incidents survenus au cours des audiences du procès en diffamation que lui a intenté le ministre Mame Mbaye Niang, un militant de premier plan de l’APR, le parti politique du président de la République.

‘’Si l’Etat ne peut pas me garantir le minimum de sécurité, ce qui devait être ordinaire, je ne me présenterai plus devant cette justice pour répondre à quoi que ce soit’’, a insisté le chef de l’opposition et maire de Ziguinchor (sud).

M. Niang accuse le maire de Ziguinchor d’avoir dit qu’il a été épinglé par un rapport de la haute administration sénégalaise pour la gestion d’un fonds de 29 milliards de francs CFA du Programme des domaines agricoles communautaires, destiné à la création de milliers d’emplois. L’opposant a été condamné en première instance à deux mois de prison avec sursis et à 200 millions de francs CFA de dommages et intérêts, le 30 mars dernier.

‘’Sonko boycotte l’appel !’’, s’exclame Le Quotidien qui assure que l’opposant n’ira pas au tribunal.

‘’Les compteurs sont remis à zéro. Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, accusé de diffamation par le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang qui avait gagné en première instance, va faire face à son destin. Le procès en deuxième instance va s’ouvrir aujourd’hui, mais le maire de Zigunchor; a décidé de boycotter l’audience’’, souligne la publication.

En prenant une telle décision, Sonko teste ‘’l’équilibre de la terreur’’, croit savoir Vox Populi qui relaie la demande faite à Macky Sall par l’opposant ‘’d’éviter un bain de sang inutile’’.

De son côté, Sud Quotidien évoque un 8 mai décisif pour l’avenir politique du candidat arrivé troisième à l’élection présidentielle de février 2019.

Selon le journal, l’affaire de diffamation opposant le maire de Ziguinchor au ministre du Tourisme pourrait connaître dès ce lundi un dénouement à la Cour d’appel de Dakar. C’est ce jour que la Chambre correctionnelle examine ce dossier en appel, après un renvoi acté le 17 avril dernier.

‘’Le verdict en première instance n’avait apparemment pas satisfait la partie civile et le parquet qui avait interjeté appel. Histoire de corrompre l’éligibilité d’Ousmane Sonko, selon ses partisans et certains acteurs de la scène politique’’, rappelle le journal du groupe Sud Communication.

En tout état de cause, Bes Bi, signale qu’une sécurité maximale sera de mise dans le cadre de ce procès et du rassemblement prévu vendredi à Dakar par des partis politiques et structures de la société civile regroupés au sein d’un mouvement dénommé F24 dont l’objectif est entre autres de combattre une éventuelle candidature du président Macky Sall pour un nouveau mandat à la tête du pays.

‘’Sonko fera face à Adji Sarr le 16 mai, mais déjà, les forces de défense et de sécurité vont tâter le pouls de la journée avec son procès en appel pour diffamation. Et pour une semaine, Dakar sentira l’atmosphère qui avait prévalu à la veille de sa convocation en novembre 2022. ”La police et la gendarmerie surveillent les faits et gestes des partisans de l’opposant’’, indique le journal dans ses colonnes.

Pendant ce temps, Le Soleil revient sur la Journée de partage des résultats du programme d’emplois pour les jeunes dénommé ‘’Xëyu Ndaw Ni’’ présidée par le Premier ministre Amadou Ba, lequel a assuré que partant d’un objectif de 65 000 emplois, 66243 ont été créés.

Venu présider au stade municipal des Parcelles Assainies, la manifestation, le Premier ministre a rappelé la mission de l’Etat pour les jeunes : ‘’travailler à apporter des solutions au chômage des jeunes’’.

La même information trône quasiment à la Une de l’AS qui estime que le Premier ministre galvanise les jeunes.

AKS/AB

Dans la même rubrique
Charger plus dans LA UNE

Voir aussi...

SENEGAL-FRANCE-COOPERATION / Louga : une convention de partenariat signée pour améliorer l’accès à l’eau des populations de Gandé

Louga, 14 avril (APS) –  Le conseil départemental de Louga et la communauté urbaine …