Le gouvernement réaffirme son engagement à bâtir un système de sécurité sanitaire ”moderne” et ”inclusif”
Le gouvernement réaffirme son engagement à bâtir un système de sécurité sanitaire ”moderne” et ”inclusif”

SÉNÉGAL-SANTÉ-ALIMENTATION

Dakar, 23 juin 2026 (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a réaffirmé, mardi, l’ambition du Sénégal de bâatir un système de sécurité sanitaire des aliments moderne, souverain, performant, inclusif et fondé sur les meilleures données scientifiques disponibles afin de protéger durablement la santé des populations

S’exprimant lors de l’ouverture de la cinquième édition de la Journée scientifique du Comité national du Codex Alimentarius, il a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la vision stratégique ‘’Sénégal 2050’’, ajoutant que ‘’ce défi doit être relevé par la science et par l’innovation’’.

Le Codex Alimentarius, ou ‘’Code alimentaire’’, est un ensemble de normes, de lignes directrices et de codes d’usages adoptés par la Commission du Codex Alimentarius créée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) afin de protéger la santé des consommateurs et de promouvoir des pratiques loyales en matière de commerce de denrées alimentaires. 

La Commission du Codex Alimentarus est l’élément central du Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires.

Des sa communication, le ministre a réitéré l’engagement du gouvernement du Sénégal de renforcer davantage son système national de sécurité sanitaire des aliments dans le cadre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, notamment par le développement d’un capital humain de qualité et l’équité sociale.

La sécurité sanitaire des aliments constitue un ‘’pilier fondamental de la santé publique’’,  a également dit le ministre soulignant qu’elle est liée au droit à la santé, à la sécurité alimentaire et au bien-être des populations.

Ibrahima Sy a dans le même temps insisté sur ‘’la responsabilité partagée’’ de tous les acteurs de la chaîne de garantir l’accès universel à des aliments sains.

Selon lui, les administrations publiques doivent assurer un cadre réglementaire efficace et les opérateurs économiques ‘’appliquer les bonnes pratiques professionnelles’’.

Il a invité en ce sens les chercheurs ‘’à produire’’ les connaissances nécessaires à la prise de décision et les médias ‘’à contribuer à l’information du public’’.

‘’Les consommateurs doivent adopter des comportements responsables’’, a-t-il lancé, saluant la tenue de’l’‘’espace de dialogue de qualité entre décideurs, chercheurs, professionnels de l’agroalimentaire, organisations de consommateurs et partenaires au développement’’, que constitue l’organisation de cette Journée scientifique.

Le ministre en charge de la santé a en outre rendu un hommage appuyé au Comité national du Codex pour sa coordination ‘’efficace’’ entre les ministères, les structures techniques, le secteur privé et les universités. Grâce à cet engagement, a-t-il dit, ‘’le Sénégal participe activement aux travaux internationaux du Codex et contribue à l’élaboration des normes alimentaires mondiales’’.

Un personne sur neuf victime de maladie alimentaire chaque année dans le monde

La 5e édition de la Journée scientifique s’inscrit dans une dynamique plus large portée par la comité national et ses partenaires pour ‘’renforcer durablement la sécurité sanitaire des aliments dans notre pays’’, a souligné le président dudit comité, Amadou Diop.

Le gouvernement réaffirme son engagement à bâtir un système de sécurité sanitaire ''moderne'' et ''inclusif''

Présent à la rencontre, le représentant de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest a invité les gouvernements à accorder ‘’une place encore plus importante’’ à la sécurité sanitaire des aliments dans les politiques publiques par des investissements durables, une coordination intersectorielle renforcée et une utilisation accrue des données scientifiques dans la prise de décision.

‘’La sécurité sanitaire des aliments ne constitue pas uniquement une question de santé publique, mais également un enjeu majeur de développement économique, de réduction de la pauvreté, de commerce et de résilience des systèmes alimentaires’’, a ainsi déclaré Zoéwindé Henri-Noël Bouda.

Les maladies d’origine alimentaire ‘’compromettent les efforts de développement en exerçant une pression sur les systèmes de santé, en affectant les moyens d’existence des populations et en limitant les opportunités de commerce et de croissance économique’’, a-t-il ajouté.

Il a également appelé à faire de la science et des données probantes des leviers essentiels pour orienter efficacement les politiques publiques, renforcer les capacités nationales et développer des stratégies de prévention adaptées.

‘’Près de 866 millions de personnes, soit environ une personne sur neuf, tombent malade chaque année après avoir consommé des aliments contaminés, tandis que 1,52 million de décès leur sont attribués’’, a rappelé Zoéwindé Henri-Noël Bouda selon des ‘’estimations récentes’’ de l’OMS.

Il a notamment indiqué qu’‘’au-delà des souffrances humaines, les pertes économiques sont considérables, atteignant près de 310 milliards de dollars américains par an en dépenses médicales et pertes de productivité’’.

CS/AB/ABB