SENEGAL-COLLECTIVITES-FINANCEMENT
Mbour, 23 juin (APS) – Les collectivités territoriales sénégalaises doivent renforcer leur capacité de mobilisation de ressources propres, afin de mieux financer les investissements et les services sociaux de base destinés aux populations, ont recommandé des participants à un atelier consacré à la question.
Organisée dans le cadre du Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN), cette rencontre a réuni des élus territoriaux, des représentants du Trésor public, des services fiscaux et des structures d’appui au développement local autour des défis liés au financement des collectivités.
”Le développement a un coût. Les collectivités territoriales font face à des difficultés pour mobiliser les ressources nécessaires, afin de financer les investissements, les routes, les écoles, les structures sanitaires et l’ensemble des compétences transférées par l’État“, a déclaré le secrétaire général de l’Agence de développement municipal (ADM), Papa Sambaré Ndiaye.
Selon lui, l’atelier visait à permettre aux maires et aux différents acteurs du développement territorial d’échanger sur les bonnes pratiques et les mécanismes innovants susceptibles d’améliorer les performances financières des collectivités.
De son côté, l’inspecteur du Trésor Fallé Diatta Kama a insisté sur les outils mis en place par l’administration pour accompagner les collectivités dans l’amélioration du recouvrement de leurs recettes.
Il a notamment cité la dématérialisation des procédures financières, à travers le développement de plateformes numériques destinées à renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des ressources locales.
”Le Trésor a développé des logiciels pour la dématérialisation des procédures et la transparence, afin que les populations puissent payer plus facilement et suivre l’utilisation des ressources mobilisées”, a-t-il expliqué.
M. Kama a également évoqué la mise en place de chartes de partenariat entre le Trésor et les collectivités territoriales, contenant les engagements de chaque partie dans l’optimisation des recettes locales.
Pour les élus locaux, l’enjeu principal demeure toutefois l’atteinte d’une véritable autonomie financière.
Abdallah Tall, maire de Mboro a estimé que les collectivités doivent progressivement réduire leur dépendance vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.
”Notre préoccupation majeure, c’est le problème des fonds propres. Dans une collectivité, si on n’a pas de recettes, on a des difficultés”, a-t-il soutenu.
L’édile de Mboro estime que le renforcement des capacités des élus et des agents territoriaux constitue une étape essentielle pour améliorer les performances financières des communes. ”Nous voulons aller vers l’autonomisation, c’est-à-dire aller vers nos fonds propres”, a-t-il insisté.
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