Le FSDT annonce une grève générale du 21 au 23 octobre
Le FSDT annonce une grève générale du 21 au 23 octobre

SENEGAL-SOCIETE

Louga, 19 sept (APS) – Le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT) a annoncé, samedi, une grève générale du 21 au 23 octobre prochains, avec un appel à l’arrêt de travail dans les secteurs public, privé et informel pour dénoncer ce qu’il considère comme une absence de dialogue social.

Cette mobilisation est placée sous le signe de la défense du pouvoir d’achat, de l’emploi, des retraites, de la protection sociale et de la dignité des travailleurs, selon le FSDT.

Dans une déclaration, le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement élémentaire (SNEEL), Cheikh Alassane Sène, a dénoncé l’adoption, le 18 août 2026, de deux projets de loi qui, selon lui, l’ont été sans concertation préalable avec les partenaires sociaux.

Les syndicats contestent notamment l’allongement à quatre ans de la durée du contrat à durée déterminée (CDD), qu’ils considèrent comme un facteur de précarisation de l’emploi.

Ils s’opposent également aux modifications envisagées dans la gouvernance des institutions de prévoyance sociale (IPS), notamment l’IPRES et la Caisse de sécurité sociale (CSS), qu’ils présentent comme une remise en cause de leur autonomie de gestion.

Le FSDT affirme avoir privilégié le dialogue social pendant plusieurs mois, sans obtenir, selon lui, de réponse satisfaisante à ses revendications.

Le front syndical réclame ainsi la révision des dispositions contestées, le respect du tripartisme conformément à la Convention n°144 de l’OIT, ainsi que la réintégration des travailleurs qu’il estime licenciés abusivement.

Parmi les autres revendications figurent l’extension de l’indemnité de logement à certaines catégories d’agents, le relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans, la revalorisation des pensions et des rentes, ainsi que la mise en œuvre des engagements pris avec différents secteurs syndicaux.

Le FSDT demande également une baisse des prix des denrées de première nécessité, de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures, ainsi qu’une réduction de la fiscalité sur les salaires.

CMS/MK/AB