Le cabotage peut renforcer la connectivité de la sous-région, selon la DG du COSEC
Le cabotage peut renforcer la connectivité de la sous-région, selon la DG du COSEC

SENEGAL-TRANSPORTS-COMMERCE

Dakar, 26 sept (APS) – Le cabotage, compte tenu de ses capacités à connecter plusieurs pays, est appelé à jouer un rôle stratégique dans le développement des corridors maritimes et la compétitivité économique de la sous-région, estime la directrice générale du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC), Ndèye Rokhaya Thiam.

Le cabotage désigne le transport de marchandises ou de passagers entre ports d’un même pays ou des pays voisins, généralement par voie maritime ou fluviale.

“Le cabotage permet de renforcer la connectivité entre le Sénégal et ses partenaires, de réduire les coûts logistiques, de stimuler les échanges Sud-Sud au sein de la ZLECAf et d’encourager les investissements privés dans le secteur maritime”, a relevé la DG du COSEC.

Elle s’exprimait à l’ouverture, jeudi à Dakar, d’un atelier consacré au développement des corridors commerciaux par le cabotage, une initiative que le COSEC présente comme “un pilier” de la stratégie nationale de connectivité régionale et de promotion du commerce maritime.

Selon Ndèye Rokhaya Thiam, l’objectif principal de cet atelier est de “renforcer la coopération maritime, mais aussi de mettre en relation les chargeurs, les armements et l’administration, afin de mettre en place un cabotage sous-régional efficace”.

Dans cette optique, cette initiative vise également à optimiser les chaînes d’approvisionnement, à réduire les délais et coûts de transport et à identifier les contraintes qui freinent la mise en œuvre d’une véritable politique de cabotage.

Selon la DG Du COSEC, “développer le cabotage, c’est créer des emplois, fluidifier le transport et accroître les recettes fiscales et douanières, dans un contexte de rareté des marges budgétaires”.

Elle rappelé à ce sujet que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avait insisté, lors d’une visite en Sierra Leone en juin 2024, sur l’importance du transport maritime par cabotage.

Le Sénégal, du fait de sa position géographique, se situe “au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et des Amériques”, une opportunité qu’il convient de transformer en avantage compétitif pour les chargeurs et exportateurs nationaux, a ajouté la DG du COSEC.

Les travaux de cet atelier portent notamment sur l’examen de liaisons maritimes stratégiques comme Dakar-Praia, Dakar-Agadir, Dakar-Alger, Dakar-Conakry et Dakar-Banjul, identifiées comme des axes prioritaires pour diversifier et sécuriser les marchés d’exportation et d’importation.

La directrice générale du COSEC a invité diplomates, décideurs publics, opérateurs privés et partenaires techniques à contribuer activement aux échanges pour aboutir à une feuille de route opérationnelle en faveur de corridors maritimes compétitifs et intégrés.

“Le cabotage n’est pas seulement une option logistique, c’est une nécessité stratégique pour le Sénégal et pour toute la sous-région”, a affirmé pour sa part indiqué le président du conseil d’administration du COSEC, Serigne Souhaibou Guèye.

Il a souligné le caractère stratégique du cabotage pour le Sénégal et la sous-région, estimant que ce mode de transport représente “un maillon essentiel d’intégration, de compétitivité et de souveraineté économique”, en lien notamment avec la ZLECAF, la Zone de libre-échange continentale africaine.

M. Guèye a également insisté sur la nécessité de restructurer le Consortium sénégalais d’activités maritimes (COSAMA), afin d’en faire “un armement national puissant, à vocation régionale, capable d’accompagner les nouvelles dynamiques dans les secteurs stratégiques, notamment celui des hydrocarbures”.

Le PCA du COSEC a appelé à la ratification rapide des règles de Rotterdam sur le transport multimodal en remplacement de celles de Hambourg, jugées limitées au transport “de port à port”.

AN/BK