SÉNÉGAL-DROITSHUMAINS-FORMATION
Thiès, 9 fév (APS) -L’Association des juristes sénégalaises (AJS) a initié à Thiès, trente élèves membres d’un club de droits humains à différentes formes de violence auxquelles ils pourraient être soumis en milieu scolaire, ainsi qu’à certaines compétences, dont le leadership et la communication, a constaté l’APS.
La formation des 30 élèves s’inscrit dans un projet intitulé ‘’Du communautaire au régional : approche multisectorielle contre le mariage des enfants au Sénégal et élaboration d’un agenda commun avec le Niger’’.
Cette initiative vise à protéger les mineurs contre les mariages d’enfants et les violences scolaires dans la région de Thiès.
‘’Cette formation de deux jours porte sur les droits humains, la communication, le leadership et les violences en milieu scolaire”, a renseigné Joséphine Ndaw, coordonnatrice du projet portant sur les mariages d’enfants.
‘’Lors de cette formation, nous avons eu deux formateurs, pour administrer aux enfants des modules portant sur le leadership, la communication, mais également sur les violences en milieu scolaire’’, a indiqué la juriste, membre de l’AJS.
Il y a aussi des modules qui portent sur les droits humains, mais aussi sur l’état civil qui, selon Mme Ndaw, est “une question primordiale, un problème récurrent dans cette région’’.

La coordonnatrice du projet a ajouté que des superviseurs et une représentante de la mairie ont pris part à cette session de formation.
‘’A travers cette formation, les superviseurs vont permettre aux enfants, non seulement de mieux connaître leurs droits, mais aussi d’avoir les outils nécessaires pour soutenir leurs camarades de classe’’, a-t-elle indiqué.
Joséphine Ndaw a assuré que cette formation peut permettre aux bénéficiaires d’être en mesure de ”dénoncer certaines violences dont ils pourraient éventuellement être victimes”. Les élèves membres du club pourront aussi ”avoir les outils juridiques nécessaires pour pouvoir sensibiliser les communautés”.

‘’L’Association des juristes a pensé nécessaire d’outiller les enfants dans le domaine des violences pour leur faire comprendre ce qu’est une violence, les types de violence, [afin qu’ils] prennent conscience que personne n’a le droit de toucher à leur corps’’, a, pour sa part, souligné le formateur, Pape Abdoulaye Mbengue.
M. Mbengue a expliqué que les formateurs ont opté pour une méthode participative, active et ludique, de nature à intéresser les élèves à cette problématique, en tenant compte du niveau des participants, qui sont des enfants de l’élémentaire pour lesquels ”certaines notions sont assez lourdes’’.
Il s’agit de faire prendre conscience aux enfants des notions de violence, de droits humains, entre autres, ”pour qu’ils puissent les assimiler et les transmettre, mais surtout agir en conséquence’’, a-t-il dit.

BT/ADI/HK/MTN

