SENEGAL-AGRICULTURE-CLIMAT
Kaolack, 8 mai (APS) – L’agroécologie est une ‘’véritable réponse’’ pour faire face aux effets néfastes du changement climatique au Sénégal, particulièrement au niveau du bassin arachidier qui regroupe les régions de Kaffrine, Fatick et Kaolack, a indiqué, jeudi, Ibrahima Doucouré, un officiel du Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (FNDASP).
‘’La FNDASP est en train de faire la promotion de l’agroécologie qui est une est une véritable réponse pour faire face aux effets néfastes du changement climatique au Sénégal. L’agroécologie permet de pouvoir occuper les populations douze mois sur douze au lieu de trois mois sur douze’’, a déclaré M. Doucouré, point focal du projet ’Division à grande échelle des villages intelligents pour faire face au climat’’ piloté par le FNDASP.
M. Doucouré intervenait lors de l’installation d’une plateforme d’innovation intercommunale multi-acteurs dans le pôle territoire centre, dans le cadre du projet de mise à l’échelle du ‘’Village intelligent face au climat’’ financé par l’Agence belge de coopération internationale (ENABEL), à travers le portefeuille thématique climat Sahel.
‘’L’Etat a fait du FNDASP son guichet financier en matière de gestion durable des terres. Si les résultats sont satisfaisants nous sommes disposés à diffuser ces innovations à l’échelle nationale pour que les populations puissent être dans le mieux-être’’, a-t-il avancé.
”Jusqu’à un passé récent, le producteur sénégalais était en activité agricole pendant trois mois, voire quatre mois, avec des rendements lui permettant de subvenir à ses besoins”, a fait remarquer Ibrahima Doucouré.
Il rappelle que l’utilisation aujourd’hui de certaines technologies a beaucoup appauvri les sols, occasionnant de faible rendements agricoles.
‘’Cette situation résulte des effets du changement climatique qui altèrent la qualité de la pluviométrie, mettant en péril la sécurité alimentaire. L’agroécologie permet d’augmenter les rendements agricoles et les revenus des producteurs, mais aussi de diversifier les spéculations culturales, avec moins de produits chimiques et plus de matières organiques pour pouvoir revitaliser les sols’’, a dit M. Doucouré.
ADE/HB/MTN

