L’accès à l’eau et à l’assainissement au coeur du forum des ONG
L’accès à l’eau et à l’assainissement au coeur du forum des ONG

SENEGAL-AFRIQUE-DEFIS

Dakar, 8 oct (APS)- Un atelier de deux jours consacré à la promotion et à l’assurance d’une disponibilité durable de l’eau et de systèmes d’assainissement sûrs, s’est ouvert, jeudi, à Dakar, dans le cadre du forum des ONG 2026, en perspective de la 89e Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) prévue également dans la capitale sénégalaise du 12 au 21 octobre.

Des officiels sénégalais, des acteurs de la société civile de plusieurs pays, ainsi que des partenaires techniques et financiers ont pris part à la cérémonie d’ouverture.

‘’La responsabilité première, incombe aux Etats. L’Etat doit planifier, investir, réguler, protéger les ressources naturelles, garantir la qualité des services et assurer l’accessibilité, notamment pour les personnes les plus vulnérables’’, a notamment déclaré le directeur des Droits humains, Julien Ngane Ndour, en abordant la problématique de l’eau et de l’assainissement.

Venu représenter le ministre de la Justice, il a souligné que ‘’le véritable indicateur de succès ne devra pas être le nombre de projets lancés ou d’infrastructures inaugurées, mais il doit être le nombre de vies durablement améliorées’’.

‘’Malgré les engagements régionaux et internationaux, des millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre et à des services d’assainissement adéquats’’, a dit le directeur des Droits humains.

Julien Ngane Ndour,  faisait notamment allusion à la situation de ‘’familles qui consacrent une part importante de leurs revenus à l’achat d’eau, des communautés qui parcourent de longues distances pour s’approvisionner, des enfants qui tombent malades à cause d’une eau contaminée’’.

Il a aussi évoqué le cas de de femmes et de filles supportant encore ‘’une part disproportionnée du poids de cette pénurie’’, déplorant le quotidien d’une ‘’fille qui doit aller chercher de l’eau au lieu d’aller à l’école, une femme qui consacre plusieurs heures par jour à cette tâche, un élève qui ne peut disposer de sanitaires sûrs’’.

‘’Ce ne sont pas seulement des problèmes sociaux, ce sont des atteintes aux droits fondamentaux’’, martèle le directeur des Droits humains.

SG/SMD/MTN