La société civile culturelle africaine invitée à engager la bataille de l’appropriation de la Convention 2005 de l’UNESCO
La société civile culturelle africaine invitée à engager la bataille de l’appropriation de la Convention 2005 de l’UNESCO

AFRIQUE-MONDE-CULTURE

Dakar, 6 août (APS) – L’expert burkinabé, Michel Saba a appelé, jeudi, la société civile culturelle africaine à travailler à une appropriation de la Convention 2005 de l’Organisation des Nations Unis pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

‘’La société civile culturelle africaine a joué un rôle important dans l’adoption de cette Convention 2005 de l’Unesco et pour sa ratification par les Etats, il faut qu’elle travaille pour son appropriation’’, a-t-il dit.

M. Saba expert de la Convention 2005 de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles s’exprimait dans le cadre d’un webinaire sur le ‘’Renforcement des capacités des acteurs culturels africains sur la soumission de projets aux appels à financement du Fonds international pour la diversité culturelle (FIDC)’’.

Cette rencontre a été organisée par le Centre régional pour les arts vivants en Afrique basé à Bobo Dioulasso au Burkina Faso et la commission nationale burkinabé pour l’Unesco.  

Michel Saba, par ailleurs chargé de mission au ministère burkinabé de la Culture, estime qu’il est important de maitriser cette Convention 2005 pour pouvoir soumissionner au Fonds international pour la diversité culturelle arrimé à cette dernière.  

La Convention de l’Unesco sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles est ‘’un instrument normatif’’ qui fait appel à la mise en œuvre de politiques culturelles nationales favorisant ainsi la promotion de la diversité des expressions culturelles et l’émergences d’industries culturelles et créatives fortes, a-t-il fait savoir.   

S’agissant du FIDC, ‘’un fonds volontaire multi-donateurs’’ qui finance les projets culturels contribuant à l’atteinte des objectifs de la convention dans le monde, l’expert burkinabé rappelle que la création ou le renforcement des capacités des structures de formations aux métiers font partie des types de projets éligibles.

Il cite parmi les cinq domaines d’interventions, le fait de favoriser le développement des ICC dans l’environnement numérique et renforcer la participation à la vie culturelle de groupes vulnérables entre autres.  

L’expert précise que les projets liés à d’autres conventions et ceux concernant la production d’œuvres culturelles et artistiques ou l’organisation d’évènements sont inéligibles. 

‘’Le processus de sélection est très exigeant. Par exemple sur plus de 111 projets présélectionnés sur plus de 800 enregistrés pour le 16ème appel en 2025 seulement 11 projets ont été retenus par le groupe des experts évaluateurs. Et cinq sur ces 11 projets viennent de l’Afrique’’, a déploré M. Saba.  

Selon le délégué général de Cerav/Afrique, ce webinaire a été organisé pour faire face à ces insuffisances et résorber ces manquements dans la soumission des projets africains.   

Les experts docteur Désiré Ouédraogo, membre de la banque internationale des experts de la Convention 2005 et le Tunisien Hamed Harmassi président de ”Prod’It”, bénéficiaire du fonds international pour la diversité culturelle ont expliqué les modalités de soumission au FIDC dont seules les personnes morales (Etats, ONG, Organisations de la société civile) peuvent candidater.

FKS/AKS