SENEGAL-ENVIRONNEMENT-CONSERVATION
Fatick, 10 oct (APS)- Le village de Betenty, une des îles du Salou, abrite les festivités de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs (JMOMO), célébrée deux fois par an, le deuxième samedi de mai et le deuxième samedi d’octobre.
Organisé avec le soutien de l’Initiative internationale pour le climat (IKI), de concert avec la Direction des Parcs nationaux (DPN), en collaboration avec les ONG Wetlands international, BirdLife international, l’Association Nature Communauté Développement (NCD),, cette activité qui se tient à Bétenty, un village insulaire de la région de Fatick (centre-ouest), périphérique du Parc national du Delta du Saloum , l’évcènement porte sur le thème: “Chaque oiseau compte, vos observations sont importantes”,
‘’La célébration de la JMOM constitue une opportunité importante pour renforcer la sensibilisation du public et des communautés locales sur l’importance des oiseaux migrateurs et tortues marines, leur rôle dans le fonctionnement des écosystèmes et la nécessité de préserver les habitats qu’ils fréquentent’’, peut-on lire dans un document reçu des organisateurs.
Cette sensibilisation cible, en priorité, les communautés riveraines, les jeunes, les élèves et les étudiants, indique la même source, rappelant que l’édition de cette année poursuit un double objectif : “renforcer la sensibilisation et l’engagement des acteurs en faveur de la conservation des oiseaux migrateurs, des tortues marines et de leurs habitats, la gestion durable des zones humides, l’écotourisme et l’observation responsable des oiseaux”.
Elle souligne que ‘’la présence des oiseaux est un indicateur de la bonne santé des écosystèmes. Cependant, ceux-ci restent exposés à la dégradation des habitats, au changement climatique, à la pollution et aux pratiques non durables’’.

Citant le Rapport sur la situation des oiseaux dans le monde, publié par BirdLife international en septembre 2026, le document révèle que 45 % des espèces d’oiseaux migrateurs sont aujourd’hui en déclin, tandis que 200 espèces, soit une sur neuf, sont menacées d’extinction.
‘’Leur survie dépend d’habitats connectés, d’une conservation coordonnée et d’une collaboration entre les acteurs tout au long des voies de migration’’, indique-t-on.
‘’On pense à tort, que la conservation de la biodiversité est réservée aux experts. Vous n’avez pas besoin d’être un scientifique pour protéger les oiseaux. Un simple regard attentif de chacun d’entre nous peut faire la différence pour les oiseaux migrateurs’’, a déclaré Geoffroy Citegetse, directeur du Bureau Afrique de l’Ouest de BirdLife international.
Selon lui, ‘’il suffit d’observer, de noter et de partager pour contribuer à la collecte d’informations, permettant d’évaluer la santé de notre environnement, pour une gestion durable des sites essentiels pour notre bien-être et celui des oiseaux’’

Placé patrimoine mondial de l’UNESCO et noyau de la Réserve de biosphère du Delta du Saloum, le Parc national du Delta du Saloum (PNDS), créé en 1976, couvre 76 000 hectares, est présenté comme reconnu zone humide d’importance internationale.
Ses mangroves, vasières, bolongs, lagunes, tannes et zones insulaires accueillent chaque année des oiseaux et des tortues marines venus d’Europe et d’autres régions de l’hémisphère Nord, qui y trouvent nourriture et repos, a-t-on appris de ses responsables.
Ils déplorent toutefois les diverses pressions qui menacent ces écosystèmes: la dégradation des habitats, les effets du changement climatique, la perturbation des zones de repos et d’alimentation, la pollution, le développement d’infrastructures ainsi que la diminution de certaines ressources naturelles indispensables à la faune sauvage.
ADE/SMD

