La DPV renforce ses capacités en matière de surveillance numérique des organismes nuisibles aux végétaux

SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PROTECTION

Thiès, 28 sept (APS) -Le Programme phytosanitaire africain (PPA), en collaboration avec la direction de la protection des végétaux (DPV), a organisé, lundi à Thiès, un atelier de renforcement des capacités nationales de surveillance numérique des organismes nuisibles aux végétaux, a constaté l’APS.

L’objectif de cette formation est de moderniser ses outils de collecte, de transmission et d’analyse des données phytosanitaires.

Dans le cadre du renforcement du système de surveillance phytosanitaire au Sénégal, la DPV bénéficie de l’appui du Programme phytosanitaire africain (PPA/APP), à la suite d’une formation des formateurs organisée en 2025 en Afrique du Sud.

Des cadres de la DPV avaient participé à cette session de formation, afin de renforcer leurs capacités dans l’utilisation des outils numériques de collecte et de gestion des données phytosanitaires.

‘’Cette formation marque une étape importante dans les efforts du Sénégal pour moderniser et renforcer son système national de surveillance phytosanitaire”, a affirmé le représentant du secrétariat de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV/IPPC), Koumba Mouendou Descartes.

La tenue de cette formation témoigne de la volonté du pays de s’appuyer sur l’innovation, les technologies numériques et les normes internationales pour mieux prévenir, détecter et gérer les menaces phytosanitaires qui pèsent sur l’agriculture, les ressources naturelles et la sécurité alimentaire, a ajouté M. Descartes.

”La surveillance phytosanitaire constitue le fondement d’un système efficace de protection des végétaux”, a-t-il affirmé.

‘’Sans données fiables, il est difficile d’identifier rapidement les nouveaux organismes nuisibles, d’évaluer correctement les risques, de planifier des mesures appropriées ou de démontrer le statut phytosanitaire d’un pays’’, a-t-il souligné.

En plus de protéger les cultures et les moyens de subsistance des producteurs, une surveillance performante permet de faciliter un commerce sûr et conforme aux exigences internationales, a fait valoir le représentant du secrétariat de la CIPV/IPPC.

Selon lui, ce programme initialement conçu comme un projet pilote impliquant 11 pays africains, s’est progressivement étendu pour couvrir aujourd’hui 38 pays du continent.

Au cours de ces dernières années, a-t-il fait savoir, l’APP a permis de former ‘’plus de 860 agents phytosanitaires”.

Le programme a pu soutenir la réalisation de milliers d’activités de surveillance et mettre en place une infrastructure numérique de grande envergure, comprenant l’APP GIS Hub et des applications mobiles dédiées à la collecte, à la gestion et à l’analyse des données phytosanitaires.

Aujourd’hui, ‘’près de 960 utilisateurs” font recours à ces outils numériques à travers l’Afrique, pour renforcer la qualité et la disponibilité des informations de surveillance, s’est réjoui Koumba Mouendou Descartes.

‘’Cette formation s’inscrit également dans la mise en œuvre des Normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP), notamment celles relatives à la surveillance, au signalement des organismes nuisibles, aux inspections et à l’établissement de zones exemptes”, a-t-il-conclu.

Pour le représentant du ministre sénégalais en charge de l’Agriculture, Ousmane Mbaye, la protection des végétaux est un ‘’pilier essentiel de notre politique de souveraineté alimentaire’’.

‘’Les efforts que nous consentons pour accroître la production agricole, améliorer la productivité et renforcer la résilience de nos systèmes alimentaires doivent nécessairement être accompagnés d’un dispositif performant de prévention et de gestion des organismes nuisibles aux cultures”, a souligné le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage.

Il a relevé que les ravageurs et maladies des plantes peuvent compromettre significativement les rendements agricoles, affecter les revenus des producteurs, réduire la disponibilité des denrées alimentaires et porter atteinte à la qualité sanitaire et commerciale de nos productions.

Face à ces risques, a-t-il dit, ‘’la surveillance phytosanitaire et l’alerte précoce sont plus que jamais des priorités nationales”.

BT/ADI/ASB/MTN