SENEGAL-SOCIETE-MIGRATION
Accra, 25 sept (APS)-Le Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a recommandé jeudi à Accra aux États membres de renforcer les programmes de réintégration des migrants de retour et des victimes de la traite des personnes, en combinant formation professionnelle, soutien psychosocial, accès au financement et insertion professionnelle.
La recommandation figure dans une résolution adoptée jeudi à Accra à la suite de l’examen du rapport de la mission d’interaction parlementaire avec les citoyens menée du 13 au 17 juillet 2026 au Sénégal par la délégation sénégalaise du Parlement communautaire.
Présenté à la plénière par la députée sénégalaise Fatou Ba, le rapport souligne que les migrants de retour sont souvent confrontés au chômage, à la précarité financière, à la stigmatisation et aux difficultés de réinsertion.
Le Parlement appelle les États membres à mettre en place des dispositifs associant formation professionnelle, accompagnement psychosocial, soutien aux moyens de subsistance, entrepreneuriat et accès au financement.
La résolution recommande également de renforcer les mécanismes de protection des victimes de la traite, notamment à travers l’amélioration des services d’assistance, la lutte contre la stigmatisation et la poursuite des auteurs.
Les États membres sont invités à développer des stratégies nationales intégrées visant à s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière par la création d’emplois durables, la promotion de l’entrepreneuriat, la protection sociale et l’autonomisation économique des jeunes et des femmes.
Le Parlement préconise notamment le développement de programmes d’enseignement technique et de formation professionnelle dans la pêche, l’agriculture, le tourisme, l’économie numérique, l’économie verte et les industries créatives.
Il recommande également une gestion durable des ressources halieutiques et le renforcement de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, afin de réduire les pressions économiques qui affectent les communautés côtières.
La résolution invite les parlements nationaux à renforcer le contrôle de la mise en œuvre des politiques publiques relatives à la migration, à la lutte contre la traite des personnes et à l’emploi des jeunes, ainsi qu’à plaider pour des allocations budgétaires adéquates.
Elle demande à la Commission de la CEDEAO de renforcer la coordination régionale, les campagnes de sensibilisation et les programmes consacrés à l’emploi des jeunes, à l’entrepreneuriat et au développement des compétences.
Le Parlement recommande également de pérenniser les interactions parlementaires avec les citoyens comme mécanisme régulier de dialogue sur les questions d’intérêt régional et de poursuivre le plaidoyer en faveur de réponses coordonnées aux causes profondes de la migration irrégulière et à la protection des migrants et des victimes de la traite.
AN/MTN
