Kolda : “Il n’y aura pas de rupture de denrées de forte consommation durant le Ramadan et le Carême” (association de consommateurs)
Kolda : “Il n’y aura pas de rupture de denrées de forte consommation durant le Ramadan et le Carême” (association de consommateurs)

SENEGAL-CONSOMMATION-ASSURANCES

Kolda, 20 fév (APS) – Le président de l’antenne régionale de l’Association des consommateurs du Sénégal (ASCOSEN) de Kolda (sud), Ibrahima Diallo, a donné des assurances quant à un approvisionnement correct du marché local en denrées de première consommation pendant le Ramadan et le Carême, période de forte demande.

”Comme vous pouvez le constater partout, nous avons des produits dans les magasins et grandes boutiques. Et pendant toute la durée du Ramadan (un mois), pour les musulmans, et du Carême (40 jours) pour les chrétiens, il n’y aura pas de rupture dans l’approvisionnement en denrées de forte consommation à Kolda”, a dit M. Diallo, rencontré au marché central de Kolda, lors d’une mission de contrôle.

Selon lui, il y a encore des camions qui attendent d’être déchargés et d’autres arrivages sont également attendus.

Des stocks d’oignons, de pommes de terre, d’huile, de sucre, de lait, de riz, de dattes, entre autres produits, sont mis très en exergue dans les grands magasins et boutiques.

”Nous avons des produits comme l’oignon importé dont le sac de 50 Kg est vendu à 15000 francs CFA et l’oignon local à 14000 FCFA le sac de 50 Kg. Le sac de sucre est vendu à 14000 francs CFA. Le prix du sac de pommes de terre, lui, est fixé à 9500 FCFA. Le bidon de 20 litres d’huile est à 18000 FCFA, alors que celui de 5 litres est à 6000 FCFA”, a détaillé le consumériste.

“Pour le moment, nous n’avons aucun problème d’approvisionnement en denrées [de première nécessité]”, a indiqué Fallou Samb, commerçant grossiste.

Momar Seck, un autre grossiste, trouve également que le marché est ”bien approvisionné”, estimant que ”le problème est à chercher [plutôt] chez la clientèle qui se fait rare”.

”Nous avons, cette année, beaucoup de produits avec d’importants stocks, et nos boutiques et magasins sont remplis, mais le problème, c’est la clientèle qui est rare. Les gens viennent au compte-goutte”, a notamment dit Seck, relevant le risque de voir des produits comme l’oignon ou la pomme de terre pourrir faute d’unités de conservation.

”D’habitude, poursuit Momar Seck, nous avons une clientèle qui vient des villages. Beaucoup se plaignent du rythme lent de la campagne arachidière dans les zones rurales. C’est peut-être aussi pour cette raison que la clientèle se fait désirer, mais en bon croyant, nous gardons espoir.”

Fatoumata Ba, trouvée en plein marchandage dans un magasin, confirme que les produits sont pour le moment ”bien présents sur le marché”, ajoutant que la difficulté reste ”le manque d’argent pour des mères et pères de famille”.

”Je suis venue chercher certains produits, mais je suis obligée de faire un choix sur les produits essentiels à savoir l’oignon, la pomme de terre, le sucre, le lait et l’huile que j’achète en détail pour démarrer le Ramadan”, a-t-elle expliqué.

MG/ADC/HB/HK/BK