Louga, 9 juil (APS) – L’Académie les Férus de foot (A2F) s’apprête à vivre un moment historique en disputant la finale de la Coupe du Sénégal, le 13 juillet au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, contre Mbour Petite-Côte.
Le club lougatois, qui évolue en division régionale, a fait sensation en battant en demi-finale le Jaraaf de Dakar aux tirs au but (5-3) au stade Alboury Ndiaye de Louga. Un succès qui lui permet d’accéder ainsi à la finale de la Coupe du Sénégal pour la première fois.
À quelques jours de l’évènement, l’excitation est palpable à A2F. “Cette finale est bien plus qu’un match pour nous. C’est une opportunité de montrer au Sénégal que même une équipe de division régionale peut aspirer à de grandes réalisations”, a déclaré le manager général de A2F, Khalifa Ababacar Guèye.
Le regard tourné vers un avenir où l’académie des Férus de foot espère marquer l’histoire du football sénégalais, Khalifa Ababacar Guèye est “plus que jamais convaincu” que son équipe a ”toutes les chances de battre Mbour Petite Côte en finale pour la première fois de son histoire”.
L’objectif du club a été toujours clair : ”former et propulser des jeunes vers une carrière professionnelle ou académique à travers le football”.
“Cela n’a pas été facile, surtout au début. Nous avons dû instaurer une discipline rigoureuse pour assurer la régularité et le sérieux des entraînements”, a-t-il souligné.
À Louga, l’Académie les Férus de foot : une ascension exemplaire depuis 2017
Au cœur de la ville de Louga, une initiative audacieuse a pris racine en 2017 : l’Académie les férus de foot (A2F), fondée par son manager général, Khalifa Ababacar Guèye. Un projet qui a débuté avec seulement deux ballons et une poignée de jeunes joueurs, selon son fondateur, devenu aujourd’hui une véritable institution dans le paysage footballistique local.
“Nous avons commencé modestement, mais avec une grande ambition”, raconte le journaliste sportif et manager de l’équipe, entouré d’un conseil d’administration de sept membres, tous passionnés par le développement du talent footballistique chez les jeunes. Parmi eux, Maître Médou Mané Diop, Serigne Diagne, Baba Thioye et Doyen Sambou, figures clés de cette aventure depuis ses débuts.
L’histoire de l’académie remonte à 2010, lorsque M. Guèye a posé les premières pierres de son projet. “Après des mois de préparation, nous avons finalement lancé l’académie en 2017. C’était un moment crucial, marqué par le besoin pressant de redonner vie à notre passion commune pour le football”, explique-t-il avec conviction.
Les premières étapes n’ont pas été sans obstacles. Négocier l’espace nécessaire à l’académie auprès des autorités locales exigeait un engagement financier considérable, mais crucial pour les débuts de l’académie. “Nous avons dû investir pour aménager un terrain adéquat, indispensable pour nos entraînements et nos matchs amicaux à travers le pays”, dit Khalifa Ababacar Gueye.
En 2019, l’académie obtient la reconnaissance officielle de la Fédération sénégalaise de football (FSF), marquant ainsi une nouvelle phase de croissance et d’engagement sportif. “Nous avons rapidement intégré le circuit compétitif, malgré les défis posés par la pandémie en 2020. Notre saison inaugurale en 2021 a été marquée par plusieurs succès, notamment des titres en championnat des moins de 20 ans et des finales dans d’autres catégories d’âge”, ajoute le manager général.
Au-delà des résultats sur le terrain, l’académie se distingue par son approche centrée sur la formation et le développement personnel des jeunes joueurs. “Notre objectif est de forger non seulement des athlètes talentueux, mais aussi des individus bien équilibrés et confiants”, souligne M. Guèye, mettant en lumière les programmes éducatifs et les séances de mentorat intégrés à leur parcours sportif.
Aujourd’hui, l’académie compte quatre équipes en compétition, dont une équipe féminine qui fait ses preuves dans les rangs de la deuxième division du championnat du Sénégal. “Notre engagement envers l’organisation et le professionnalisme dans un environnement amateur est ce qui définit notre succès”, a-t-il fait valoir avec fierté.
Défis persistants
Les débuts n’ont pas été sans défis. “J’ai dû négocier avec la mairie pour obtenir l’espace nécessaire, investissant des fonds considérables pour aménager nos installations à Louga”, explique Khalifa Ababacar Guèye.
“Après deux ans d’efforts acharnés et amicaux à travers le Sénégal, nous avons été officiellement reconnus par la fédération en 2019”, ajoute-t-il.
Malgré les succès, le chemin reste semé d’embûches. “Les infrastructures et les financements sont encore des défis majeurs pour nous”, déplore le manager général de A2F.
“Nous nous entraînons souvent sur des terrains non adaptés et les subventions municipales ne sont pas à la hauteur de nos besoins. Mais nous persévérons”, a-t-il fait savoir.
DS/OID/ASG
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