SENEGAL-EDUCATION
Matam, 14 avr (APS) – L’Inspecteur d’académie de Matam, Mamoudou Oumar Guèye a désigné, mardi, le nomadisme des parents d’élèves comme principal facteur du taux d’abandon scolaire élevé dans la zone sylvo- pastorale du Ferlo et au nord du département de Kanel.
”On a noté un pourcentage d’abandon scolaire plus ou moins élevé et plus contrasté au niveau de l’élémentaire. Il s’explique, par endroits, notamment dans la zone sylvo- pastorale du Ferlo et au nord de Kanel par le nomadisme des parents”, a-t-il dit.
S’exprimant au terme de la Revue annuelle conjointe du secteur de l’Education, l’inspecteur d’académie a souligné que les déplacements fréquents des parents d’élèves, liés à leur mode de vie, entraînent une rupture dans le suivi et la scolarité des enfants.
”Les parents d’élèves, a-t-il encore souligné, se déplacent souvent et l’enfant n’ayant plus de tuteur est obligé d’abandonner”.
M. Guèye a indiqué que le taux de décrochage scolaire dans ces deux zones contraste globalement de celui du reste de l’académie de Matam.
L’Inspecteur Mamoudou Oumar Guèye s’est félicité par ailleurs des affectations dans la région au cours des deux dernières années.
”Depuis l’année scolaire 2024-2025, le nombre d’enseignants nouvellement affectés à Matam dans le cadre du mouvement national était presque le même que celui des départs contrairement à l’année académique 2025-2026 où l’académie a grandement bénéficié du mouvement des 2.000 enseignants”, a dit M. Guèye.
Pour cette année, la dynamique s’est poursuivie grâce à la tutelle qui a permis à l’Académie de renforcer ses ressources humaines, a-t-il salué.
Jugeant satisfaisant cet apport, l’inspecteur d’académie n’a pas manqué de signaler d’autres ”difficultés en termes de personnel”.
Il a souligné qu’il est ressorti l’année dernière de l’analyse des effectifs, un déficit structurel qui n’a pas été comblé depuis quelques années. Selon lui, ”si la dynamique de renforcement se poursuit ainsi, nous allons dépasser cette étape, qui va être un mauvais souvenir dans la région de Matam”.
”Ces avancées ont permis d’ouvrir trois cases des tout-petits à Ranérou, portant leur nombre total à cinq”, a cité M. Guèye.

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