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Dakar, 14 avr (APS) – Le football amateur sénégalais, riche de la diversité de ses pratiques, doit encore relever le défi majeur de la coordination entre ses différents acteurs pour libérer tout son potentiel, a indiqué mardi à Dakar, le consultant technique régional de la FIFA, Belhassen Malouche.
“Le Sénégal figure parmi les pays les plus avancés sur le football amateur, avec une présence effective de toutes les formes de pratique. Mais l’absence de coordination entre acteurs ralentit son développement’’, a-t-il dit.
M. Malouche intervenait en marge d’un atelier de restitution d’une étude d’analyse de l’environnement du football amateur au Sénégal, ouvert lundi et qui se poursuit jusqu’à mercredi à Dakar, à l’initiative de la Fédération sénégalaise de football (FSF), en collaboration avec la FIFA.
“L’étude, menée sur une période de deux ans, a permis d’examiner en profondeur l’ensemble des composantes du football amateur. Le rapport issu de cette analyse, structuré entre neuf et dix chapitres, couvre ainsi l’ensemble des segments du football de base, offrant une lecture globale du secteur à l’échelle nationale, en lien avec les tendances observées au niveau mondial’’, a-t-il expliqué.
Selon Belhassen Malouche, ‘’l’absence de coordination peut entraîner une duplication des initiatives sans impact réel sur le développement global du football amateur.’’
“Si chacun agit de son côté, on risque de faire la même chose sans progresser”, a-t-il soutenu, insistant sur la nécessité de ‘’recentrer’’ les efforts sur le football de base, après les investissements consentis dans le développement du talent et des équipes nationales.
Il a réaffirmé la disponibilité de la FIFA à accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre de projets structurants. “Le Sénégal est une machine de football qui fonctionne bien. Nous lui souhaitons encore plus de réussite dans ses ambitions”, a-t-il lancé.

De son côté, le Conseiller technique du président de la FSF, Mayacine Mar, a salué le travail d’analyse engagé par la FIFA, tout en rappelant les avancées enregistrées par le Sénégal dans l’organisation du football amateur depuis la création de la ligue de football amateur.
Mayacine Mar a mis en avant l’intégration progressive de plusieurs composantes, notamment les navétanes, le football scolaire, les académies et le football corporatif, dans l’écosystème fédéral.
En dépit de ces acquis, il a insisté sur ‘’le développement des infrastructures de proximité pour favoriser l’accès des jeunes à la pratique du football sur l’ensemble du territoire.’’
”Mais aussi la réflexion sur une stratégie de renforcer l’autonomie financière des ligues régionales et des districts, afin de leur permettre d’organiser les compétitions et de soutenir le développement du football de base”, a-t-il encore dit.
Pour lui, ”le football amateur doit disposer de ressources propres pour fonctionner efficacement et continuer à alimenter le football professionnel”.
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