Education aux médias : Polaris Asso revendique la formation de 50 000 jeunes au Sénégal et en Côte d’Ivoire
Education aux médias : Polaris Asso revendique la formation de 50 000 jeunes au Sénégal et en Côte d’Ivoire

SEENGAL-MEDIAS-NUMERIQUE

Dakar (APS) – Polaris Asso, une association engagée dans l’éducation aux médias et à l’information, la citoyenneté numérique et la participation citoyenne, déclare avoir formé 50 000 jeunes au Sénégal et en Côte d’Ivoire dans le cadre de ses initiatives visant notamment à renforcer les capacités des populations face à la désinformation et aux risques liés aux usages numériques.

“Nous avons formé 50 000 jeunes au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Nous avons accompagné près d’une centaine de créateurs de contenu, dont les audiences cumulées dépassent 20 millions d’abonnés, et nous animons un réseau de 50 ambassadeurs’’, a indiqué le directeur exécutif de Polaris Asso, Ousseynou Gueye.

Il s’exprimait dans un entretien accordé à l’APS dans le contexte de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information célébrée du 24 au 31 octobre 2026.

Cette année, l’évènement est placé sous le  thème “C’est l’affaire de tous – L’éducation aux médias et à l’information pour les peuples’’.

Selon son directeur exécutif, Polaris Asso mène plusieurs initiatives en direction des créateurs de contenus, notamment à travers le livre blanc, “Raconte ton influence’’, la première Convention citoyenne des influenceurs et des formations organisées à Dakar et à Abidjan.

Polaris Asso forme également des ambassadeurs contre la désinformation et le cyberharcèlement dans le cadre de son programme SEN EMI, a-t-il ajouté.

”Ces actions visent à renforcer les capacités des acteurs qui participent quotidiennement à la production et à la diffusion de l’information sur les plateformes numériques”, a fait savoir Ousseynou Gueye.

Il a souligné l’importance de la collaboration entre les pouvoirs publics, les médias, la société civile et les partenaires, estimant que la dispersion des initiatives constitue un frein à l’efficacité des actions de sensibilisation.

“Produire des contenus en langues nationales’’

Il a toutefois relevé que certains publics restent difficiles à atteindre, notamment les populations des zones rurales, les personnes peu alphabétisées en français, les personnes âgées et les jeunes éloignés de l’école ou des associations.

Pour les toucher , il préconise de développer des contenus dans les langues nationales et de privilégier les formats effectivement utilisés par les populations, tels que les messages vocaux et les vidéos courtes.

Il recommande également de s’appuyer sur les radios communautaires, les leaders religieux et coutumiers ainsi que les créateurs de contenu locaux bénéficiant de la confiance de leur public.

Dans le contexte de la Semaine mondiale de l’éducation aux médias et à l’information, Ousseynou Gueye relève quatre priorités pour le Sénégal : former davantage d’enseignants et de relais communautaires, produire des contenus adaptés aux langues nationales, accompagner les créateurs de contenu et préparer les citoyens aux défis de l’intelligence artificielle.

Il plaide en outre pour la mise en place d’un programme national d’éducation aux médias et à l’information, porté au plus haut niveau de l’État et réunissant les pouvoirs publics, la société civile, les médias et les partenaires autour d’une stratégie commune.

BAB/ABB