SENEGAL-SOCIETE-CULTURE
Djinaky (Bignona), 9 avr (APS) – Un festival combinant activités culturelles, sportives et éducatives s’est tenu à Djinaky, une commune du département de Bignona (sud), dans l’optique de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir l’éducation, considérée par les organisateurs comme un levier d’impulsion du développement local.
La manifestation de trois jours a pris fin ce jeudi sous l’égide de l’Association pour le développement de Djinaky (ADD), une première édition jugée globalement réussie par ses initiateurs.
“L’objectif principal de cette initiative est avant tout social. C’est un cadre fédérateur qui a permis de réunir tous les fils de Djinaky, ceux de la diaspora notamment en France, aux États-Unis, ainsi que ceux vivant dans la sous-région, en Gambie, à Dakar et dans plusieurs localités”, a expliqué à des journalistes le premier vice-président de l’association, Ismaïla Coly.
Selon M. Coly, ce festival se veut également un levier de promotion culturelle.

“Nous sommes dans un village diola où la culture constitue le socle du développement. Beaucoup de pratiques ancestrales sont en train de disparaître. Il était donc nécessaire de les revitaliser pour éviter la perte de repères chez les jeunes”, a-t-il expliqué.
Le festival a ainsi combiné des activités culturelles, sportives et éducatives, dans une dynamique visant à renforcer la cohésion sociale et à promouvoir l’éducation, considérée comme essentielle au développement local.
“On ne peut aspirer à un bon développement sans passer par l’éducation, la culture et la solidarité sociale”, a insisté M. Coly.
L’initiative a également permis de mobiliser des ressources internes pour le développement d’infrastructures locales.
“Tout ce que vous voyez ici a été réalisé grâce aux contributions des fils du village”, a-t-il précisé, ajoutant que cette initiative vient en complément des congrès habituellement organisés par l’Association pour le développement de Djinaky.

Moustapha Badji, acteur du volet sportif du festival, a mis en avant la nécessité de préserver les traditions.
“Depuis des années, la culture disparaît progressivement. Il fallait agir pour sauvegarder cet héritage”, a-t-il déclaré, saluant une mobilisation qu’il encourageante malgré les difficultés logistiques, notamment liées au transport.
Le festival a enregistré la participation de délégations venues de Guinée, de Côte d’Ivoire, illustrant la proximité culturelle entre ces peuples.
“La colonisation nous a séparés, mais nos cultures restent les mêmes”, a relevé Ismaïla Coly.
Au-delà de l’aspect festif, les organisateurs voient dans ce festival un instrument de consolidation de la paix en Casamance.
“La présence de participants étrangers montre que la paix est une réalité. Et seule la culture peut la renforcer durablement”, a affirmé le premier vice-président de l’Association pour le développement de Djinaky.

Ilias Diédhiou, coordonnateur des activités et deuxième vice-président chargé du développement, s’est dit satisfait de la mobilisation.
“C’est une activité appelée à se répéter. Nous ne comptons pas nous arrêter là”, a assuré M. Diédhiou, se disant confiant quant aux perspectives d’amélioration de l’organisation des prochaines éditions.
MNF/BK

