SENEGAL-ELEVAGE-PERSPECTIVES
Mbour, 7 sept (APS) – L’Association des praticiens vétérinaires du Sénégal (APVS), dont le premier congrès national a pris fin ce week-end à Mbour (ouest), préconise le renforcement de la formation continue pour permettre aux professionnels concernés de mieux répondre aux “exigences du terrain”.
Intervenant lors de ce congrès (4-6 septembre), le président de l’APVS, docteur Ousseynou Diouf, a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la formation continue et l’équipement des praticiens vétérinaires afin de leur permettre de mieux répondre aux nouvelles “exigences du terrain”.
“La première chose, c’est un peu la formation continue pour pouvoir répondre par rapport aux exigences du terrain et par rapport à la prolifération de nouvelles maladies”, a-t-il indiqué.
Les mutations climatiques, l’émergence de nouvelles maladies animales et les défis liés à la profession étaient au cœur de ce premier congrès national, dont les recommandations sont attendues dans une perspective de renforcement de la qualité des services vétérinaires.
La création de l’association intervient dans un contexte marqué par “l’exigence davantage croissante d’un élevage productif”, sans compter les défis liés à la souveraineté alimentaire et à la qualité des services vétérinaires proposés aux éleveurs, a indiqué Ousseynou Diouf.
“Les vétérinaires se sont dit qu’il est important quand même de se mettre en place, de s’organiser pour pouvoir répondre favorablement à ces nouveaux défis”, a-t-il expliqué, ajoutant que les changements climatiques constituent désormais une réalité affectant directement le secteur de l’élevage, notamment à travers l’émergence et la réémergence de maladies.
Le changement climatique “provoque, comme vous le savez, vous l’avez constaté, l’émergence et la réémergence de beaucoup de maladies”, a déclaré docteur Diouf, citant notamment le mpox, la fièvre de la vallée du Rift et le virus aviaire parmi les maladies ayant récemment préoccupé les acteurs du secteur.
Les effets des mutations climatiques se traduisent par “une perturbation” du calendrier pastoral et la prolifération de certaines maladies, avec des conséquences sur la production et la situation économique des éleveurs, a-t-il fait valoir.

Le ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, a pour sa part réaffirmé l’importance de la médecine vétérinaire dans la politique de l’Etat du Sénégal.
“La médecine vétérinaire occupe une place centrale au niveau de notre département”, a-t-il déclaré, estimant que l’un des défis du secteur consiste à faire en sorte que les vétérinaires soient “suffisamment motivés pour accepter d’aller dans le Sénégal des profondeurs pour être aux côtés des acteurs de l’élevage”.
Il a assuré que son département accordera une attention particulière aux recommandations issues du congrès, tout en s’engageant à voir “comment les mettre en pratique”.
DS/BK
