Des ONG invitent l’Etat à prendre des “mesures concrètes” de protection des enfants
Des ONG invitent l’Etat à prendre des “mesures concrètes” de protection des enfants

SENEGAL-ENFANCE-PLAIDOYER

Kaolack, 26 sept (APS) – ”Agir Ensemble”, un consortium d’organisations non gouvernementales (ONG), a invité, vendredi, à Kaolack (centre), l’Etat du Sénégal à faire de la protection des enfants une priorité.

”Les enfants ambassadeurs du Sénégal et le consortium d’ONG +Agir ensemble+ rappellent à l’Etat du Sénégal l’urgence de prendre des mesures concrètes pour assurer la protection et la réalisation effective des droits des enfants, conformément à ses engagements internationaux”, ont notamment plaidé les sept organisations membres de l’Alliance Joining Forces.

Il s’agit de ChildFund, Plan international, Save the Children, SOS villages d’enfants, Terre des Hommes Suisse, World vision et EDUCO, qui ont fait ce plaidoyer au terme d’un atelier de deux jours dans la capitale du Saloum.

La rencontre visait à former ces enfants ambassadeurs sur les techniques de plaidoyer, de prise de parole en public et de media training.

”L’un des principes de la Convention des droits de l’enfant, c’est de faire participer les enfants aux décisions qui les concernent”, a souligné Khadim Dieng, coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest et Haïti de Terre des Hommes Suisse.

Pour sa part, l’un des enfants ambassadeurs, Abdourahmane Niang, a indiqué que les connaissances apprises au cours de cette formation leur permettront de défendre la cause des enfants mais aussi de pouvoir contribuer à influencer les décisions qui les concernent.

De son côté, Khadidiatou Diallo, ambassadrice des enfants, a plaidé pour la mise en place d’un Parlement des enfants. Ce serait, d’après elle, “une instance de décision parfaite et adaptée” pour répondre à leurs besoins.

”Le plaidoyer nous permet d’identifier les décideurs clés qui pourront nous permettre de résoudre les problèmes auxquels nous faisons face”, a-t-elle dit, rappelant que les filles sont encore plus vulnérables, ”parce qu’elles sont sujettes à des mariages précoces, des grossesses précoces et des mutilations génitales féminines”.

”Notre rôle étant de porter la voix de ces milliers de filles sénégalaises qui sont victimes de ces violences, nous interpellons surtout l’Etat par rapport à l’augmentation de l’âge légal du mariage des filles, de 16 à 18 ans”, a encore plaidé Khadidiatou Diallo.

ADE/HK/MTN