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Dakar, 29 sept (APS) – Des féministes originaires du Sénégal, de la Mauritanie et du Ghana préconisent de placer au centre du débat public, des sujets considérés comme des sujets considérés comme des “angles morts” dans les discours ou des espaces féministes, en vue de se projeter sur une meilleure perspective.
Ces leaders féministes se retrouvés à Dakar, pour initier une réflexion sur les enjeux spécifiques à leurs droits, autour du thème “Rêver, agir et partager”, à l’occasion de la troisième édition du festival féministe “Jotaay Ji” (Les retrouvailles, en wolof).
Selon Laity Fary Ndiaye, sociologue et co-initiatrice de cette manifestation (26-28 septembre), l’objectif recherché est de faciliter le partage, la création, la mise en réseau et les réflexions sur des enjeux spécifiques aux droits des femmes au Sénégal en particulier et en Afrique en général.
“Le rêve est essentiel. C’est cela qui nous permet de nous projeter [vers l’avenir]. Et donc rêver c’est important pour nous, c’est avoir un monde plus juste pour nous. Raison pour laquelle nous avons choisi ce thème”, a-t-elle expliqué.
L’idée sous-tendant cette initiative est mettre au centre des sujets considérés comme “des angles morts” et “oubliés” parfois dans les discours ou des espaces féministes.
Cela se traduit par “une diversité d’activités et une diversité d’approches pour que tout le monde se retrouve et se sente bienvenue”, a-t-elle ajouté.
Marame Guèye, professeur d’anglais et de la littérature de la diaspora aux Etats-Unis, a pour sa part souligné l’importance d’avoir “surtout de l’espoir” en lieu et place de “rêver” tout simplement.
“Pour moi, rêver est très large, mais ce rêve-ci n’est pas un rêve individuel, c’est un rêve qu’on partage avec les autres femmes, avec les féministes, et surtout dans le contexte de ce festival”, a-t-elle estimé.
Dieynaba Ndiom, sociologue et politicienne mauritanienne, a de son côté évoqué l’aspect de “l’intersectionnalité” comme voie de sortie vers la construction de quelque chose de durable pour les femmes.
“On ne peut pas être dans un pays où certains sont moins importants que d’autres, certains sont traités différemment des autres”, a-t-elle soutenu.
“Je pense que c’est vraiment important de prendre le temps d’aller sur un voyage de self-découverte, de poser des questions sur les sujets auxquels vous avez toujours été raconté, sur la sexualité, votre corps, et de déterminer les choses pour vous-même”, a souligné l’écrivaine ghanéenne Nana Darkoa Sekyiamah.
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